Pas du tout d'accord avec ça. Le sport est politique, et le foot particulièrement car il s'est construit sur des bases politiques (outil d'émancipation des ouvriers contre l'ordre bourgeois). Il y a des tonnes d'exemple qui montre que le foot est politique, même au sein des clubs (la démocratie corithiane contre la dictature au Brésil, la place des ultras dans les printemps arabes, celle des supporters du Barça contre Franco, les mouvements ultra en Italie ou même le symbole qu'est devenu Maradona, tout cela est politique).Lakota_FFI a écrit :C'est ce qui se passe quand tu ramènes en tribune des drapeaux ou des pancartes qui n'ont a voir ni avec le foot ni avec le sport en général ni même avec l'origine des joueurs sur le terrain.sogood a écrit : L'ambiance lyonnaise ne m'a jamais vraiment impressionnée lors de mes visites.
Comme toi, je ne suis pas concerné.
Mais, si les raisons de la séparation sont idéologiques comme j'ai pu parfois l'entendre, je trouve cela dommage.
Encore aujourd'hui, même si ça a tendance à se perdre, à se lisser à cause du foot business (ça aussi, c'est politique), il y a toujours des clubs qui ont des auras politiques grâce à leurs supporters : on peut parler du Celtic Glasgow (plutôt très à gauche) ou de la Lazio (plutôt très à droite) par exemple.
Je conseille d'ailleurs le livre "Une histoire populaire du football" de Mickaël Correia qui est une mine d'informations sur le sujet.
En France aussi, s'il y a de belles rivalités dans le foot que la Ligue 1 aime mettre en avant, ce n'est pas que grâce à l'aura des clubs ou de leur situation géographiques. Beaucoup de ces derby se sont construits grâce aux ultras et aux différentes idéologies politiques des groupes de supporters (on peut penser à Lyon (ville "bourgeoise") et ses Bad Gones, par exemple, proche de l'extrême-droite et dont une des devises était, jusqu'au années 2000, une référence aux SS, et de sa rivalité avec Saint-Étienne (ville "populaire et ouvrière") et ses Magic Fans et Green Angels, qui dénoncent souvent les abus du foot business, de la guerre, du fascisme et de la répression.
C'est aussi le cas pour les rivalités Lille (ville "bourgeoise")/Lens (ville "minière, ouvrière et populaire"), Nice/Marseille ou encore Paris FC/Red Star.
Même la grande rivalité Paris SG/Marseille, même si c'est beaucoup moins le cas aujourd'hui, s'est en partie construite grâce à des mouvements ultra très politiques (Kop of Boulogne, identifié à l'extrême-droite, et les South Winners, antifasciste). Le PSG a lissé son image, en supprimant notamment la présence des ultras un long moment, mais historiquement c'est un fait.
Pour continuer avec les ultras de Metz, c'est pareil. Les ultras sont politiques. Si la Gruppa (et GG avant) est plutôt apolitique, la Horda est clairement antifasciste et de gauche, avec une prise de position récurrente contre le foot business, pour la Palestine récemment, etc.
C'est aussi là-dessus que s'est construite la rivalité avec Nancy et Strasbourg, au même titre que les exemples ci-dessus, avec une ville (Metz) avec un passée que le club met en avant : ouvrier, minier (et donc syndical), et deux autres villes, proches géographiquement, plus bourgeoises et avec des supporters qui vont dans ce sens (les Strasbourg Offenders sont clairement placé à l'extrême-droite de l'échiquier).
C'est notamment là-dessus qu'il y a une séparation entre la Horda et la Gruppa, même si les deux kops ont très largement prouvé ces derniers temps qu'ils pouvaient bosser ensemble (union sacrée, tout ça).
Alors peut être que pour certains supporters du club comme vous, la politique n'est pas importante à l'intérieur du stade, ou ne vous intéresse pas (et c'est ok, chacun vit son supporterisme comme il l'entend), mais on ne peut pas nier que le football, dans son ensemble, est politique depuis le début de son histoire et que Metz n'échappe pas à la règle (et heureusement !).