Privé de Coupe de France la semaine dernière, le FC Metz sera du coup privé de championnat cette semaine. Le match contre Sannois-Saint-Gratien se jouera ce samedi 18 décembre. La rencontre prévue face à Istres, la veille, passe donc à la trappe. On ne reverra plus les Messins et Kalidou Koulibaly à Saint-Symphorien avant l’année prochaine. Le jeune homme dresse le bilan de ses premiers mois chez les pros.
Par Aurélia SALINAS • Journaliste La Semaine • 17/12/2010 à 13h5
C’est une des bonnes surprises de ce début de saison. Kalidou Koulibaly fait partie des jeunes qui ne déçoivent pas. Convaincant et efficace lors de chacune de ses quatre titularisations, le défenseur n’était pourtant pas celui que l’on attendait le plus. Pourtant, il a su, tout en discrétion, se faire une place dans l’effectif professionnel du FC Metz. En travaillant dur sans trop faire parler de lui. Dominique Bijotat comme Patrick Hesse ne tarissent pas d’éloges à son égard. Ils saluent son efficacité dans la charnière de la défense et son comportement. « Il a su répondre présent à chaque fois que l’on a fait appel à lui », estime Patrick Hesse. Mardi dernier, Kalidou Koulibay a obtenu sa quatrième titularisation pour affronter Boulogne. « A 16h, le jour du match, le coach nous a annoncé l’équipe. Je me vois dans les titulaires. Forcément, je suis content. On travaille tous pour cela, pour aider le collectif ». Au fil de ses prestations, le jeune homme se sent de mieux en mieux, de plus en plus sûr de lui et de ses atouts. « Au début, j’étais stressé. J’étais un des seuls jeunes titulaires. Tout le monde me donnait des consignes, j’étais un peu perdu, je ne savais plus quoi faire. Le coach m’a dit de jouer comme je savais le faire. Nuno Fréchaut et Romain Brégerie m’ont beaucoup aidé », confie Kalidou. Il n’empêche, malgré tout, l’apprentissage de la Ligue 2 s’avère compliqué. « C’est dur à assumer. Tout le monde pense que les jeunes vont changer les choses. Psychologiquement, pour nous, cette situation n’est pas facile. On évolue dans un monde au-dessus ». Un monde inconnu. Jusqu’à cette saison, Koulibaly n’avait connu que la CFA 2 soit trois divisions de moins.
Comme une famille
L’année dernière, Kouli a vécu comme ses copains des moins de 19 ans une saison de rêve avec en point final la Coupe Gambardella. Rien à voir avec ce qu’il connaît cette année où la victoire reste, pour l’instant, une exception. Mais Kouli a des ressources. Le défenseur, malgré son jeune âge, a déjà connu des désillusions. A 13 ans, il intègre le centre de formation du FC Metz, sa voie semble tracée. Mais il est mis à l’écart aux portes de la préformation. « Mes formateurs ont jugé mon niveau trop juste. J’ai fait le choix de partir pour pouvoir jouer ». Il se retrouve durant trois ans à Saint-Dié en CFA 2. Pas facile. « J’ai pensé à arrêter le foot ou ne jouer qu’en amateur ». Finalement, il vit bien en CFA 2. A 16 ans et demi, il évolue aux côtés « de pères de famille. J’ai gagné en maturité ». Puis il y a un an, le FC Metz le rappelle. Malgré d’autres propositions, Koulibaly choisit de revenir. Sans rancune. « Pour revoir les potes aussi ». Cette expérience lui a certainement ouvert les yeux sur un monde du foot plus compliqué mais peut-être plus réaliste.
Ce qui lui donne les ressources pour croire en son équipe et son club. « On va se maintenir, on a le groupe pour », annonce-t-il conscient que depuis le coup de gueule de l’entraîneur puis la victoire à Boulogne, les choses ont changé. « Dans le vestiaire, nous sommes davantage soudés, comme une famille. Désormais, nous avons le comportement d’une équipe relégable ».
Source : http://www.lasemaine.fr/2010/12/16/kali ... au-dessus-