R.L. 27/02 : Les nerfs à vif…

Ici, partagez votre passion du F.C.Metz: matchs, presse, informations, reportages du site officiel, échanges et débats autour de la saison en cours. Participez également au « jeu titre » afin de gagner un lot de la boutique du club.
Avatar de l’utilisateur
Amsalem
Messages : 8683
Inscription : 27 août 2009, 08:47

R.L. 27/02 : Les nerfs à vif…

Messagepar Amsalem » 27 févr. 2011, 07:18

Les nerfs à vif…

Image
Fin de match électrique sur et en dehors du terrain. Les explications de Ludovic Guerriero peinent à convaincre des supporters déçus de la situation du FC Metz. Photo Pascal BROCARD

Le point "grappillé" par Metz sur la zone de relégation au terme du nul contre Châteauroux, vendredi, ne saurait masquer une réalité : les hommes de Dominique Bijotat n’avancent pas. Ni au classement, ni dans leur jeu.

Deux visages

Après Shutter Island, place à Saint-Symphorien Island. Aussi schizophrène que peut l’être Léonardo Di Caprio dans le dernier chef-d’œuvre du maître Martin Scorcese, le onze messin dirigé par Dominique Bijotat affiche deux visages diamétralement opposés ces trois derniers matches.

Face à Châteauroux, les Grenats ont produit un plagiat malheureux de la première mi-temps apocalyptique consentie contre Ajaccio lors de la 23 e journée. Après dix minutes abouties, le soufflé est retombé, offrant aux spectateurs une accumulation de relances de mauvais goût, de choix plus que hasardeux en défense – souvenir tragi-comique de la roulette brésilienne de Fallou Diagne dans sa surface de réparation – et de stérilité offensive. A jeter… « On a frôlé le pire, on a été onze spectateurs de plus en première période », confidence de Dominique Bijotat. Question : d’où vient cette apathie, cette impression générale renvoyant une équipe ankylosée, sans âme et sans idée durant la moitié d’une rencontre ?

L‘explication menant à l’inconscience d’un groupe sombrant dans les bas-fonds du National est à exclure selon Ludovic Guerriero : « Concernés, on l’est ! Mais à domicile, il y a plus de pression qu’à l’extérieur ». Le mal se situerait donc dans la fragilité tenace de cet éternel mal classé : « Est-ce que c’est cette fébrilité due à notre situation qui amène ce groupe vers ce manque d’engagement et d’enthousiasme ? », s’interrogeait Dominique Bijotat, contraint de remobiliser ses hommes à la mi-temps. Une mise au poing efficace sur le plan du jeu mais hélas guère productive en point(s)…

Attaque atone

« Bien sûr que ça fait plaisir, j’ai l’habitude de tout donner. » Mathieu Duhamel n’a rien d’un avare. Au contraire, sa générosité, son sens du sacrifice n’échappe à personne, à commencer par le public qui l’a copieusement applaudi au terme de la rencontre. Une rareté à souligner dans le flot de mécontentements qui se déverse, sortie après sortie, de l’antre messin.

Seulement « à tout donner », l’attaquant perd en spontanéité et surtout, en « lucidité ». Nul doute que ce face-à-face avec Vincent Fernandez, perdu au cœur du second acte, aurait trouvé un autre épilogue si sa débauche d’énergie avait été maîtrisée avec l’aide de ses coéquipiers : « Personnellement, je lâche beaucoup d’efforts dans mes courses. Si je perdais moins de forces, sans doute serais-je plus lucide ». Pour cela, encore faudra-t-il que Metz retrouve de la cohérence collective, « que l’on mette le pied sur le ballon, ce que nous savons faire ». A prouver…

Colère publique

Le divorce entre les supporters et leur équipe n’est pas encore totalement consommé mais il commence à poindre à l’horizon. Après une première lame de fond au terme de la première mi-temps, une vague de déception a submergé les joueurs au coup de sifflet final. La tentative d’explication fournie par Ludovic Guerriero à une certaine frange de supporters s’est heurtée à un mur imperméable. Côté joueur, la bienséance amène à de la mansuétude envers les insurgés : « Ils ont droit d’être frustrés, on les comprend, nous-mêmes nous le sommes à la fin du match. Mais il ne faut pas non plus manquer de respect », observe le capitaine messin.

Dominique Bijotat voit lui deux manières d’analyser cette cote de désamour grandissante : « Ou on continue et on enfonce cette équipe qui est jeune. Ou au contraire on se mobilise et on la soutient pour sauver ce club. A eux de faire leur choix ». Le choix devrait être vite fait si la raison l’emporte…

Jean-Michel CAVALLI.
Publié le 27/02/2011

Fc Metz express

Tableau de bord. Hier : décrassage. Aujourd’hui : repos. Demain : deux séances d’entraînement.

D’un match à l’autre. Dernier match : Metz - Châteauroux (25 e journée de Ligue 2), vendredi 25 février : 0-0. Prochain match : Reims-Metz (26 e journée), vendredi 4 mars à 20h. A suivre : Metz-Tours (27 e journée), vendredi 11 mars à 20h ; Dijon - Metz (28 e journée), vendredi 18 mars à 20h.

A l’infirmerie. Elle est vide. En marge du décrassage hier, Rudy Gestede s’est acquitté d’un travail de musculation en salle. De son côté, Thibaut Bourgeois a évolué avec l’équipe réserve.

Suspendu. Aucun.


Metz revient de loin (CFA)

Chez une équipe mal classée, mais en plein renouveau depuis l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Patrick Vallée, les joueurs de José Pinot ont accroché le match nul (1-1). « Nous avons été mis en difficulté par leur pressing haut, analysait Pinot. Mais nous avons su maîtriser leurs temps forts, sans paniquer. Par contre, j’ai bien aimé la réaction de mes joueurs après l’ouverture du score ».

La première période était, donc pour les locaux. Ces derniers mettaient le pied sur le ballon et obligeaient, les réservistes messins à reculer. Seule occasion dans cette première partie de match, une frappe d’Haddadji (28 e).

Au retour des vestiaires, Metz revenait avec d’autres intentions et une reprise de la tête de Reydel inquiétait le portier oisien, Hérisson (50 e). Mais Compiègne reprenait sa domination et mettait à mal la défense messine. Le gardien de but messin, Sissoko était alors tout heureux de voir la frappe d’Aulon, repoussée par son poteau gauche (52 e). Metz souffrait, et après des tentatives de Herluison (60 e et 70 e) et Basset (63 e), Compiègne ouvrait la marque sur une tête de Basset, bien servi par Herluison (75 e). Dès lors, les Messins sortaient de leur coquille et haussaient le ton. Les situations dangereuses étaient cette fois pour eux. Cassan (81 e), puis Metanire (83 e) ne trouvaient pas le cadre. Ce n’était que partie remise, puisque trois minutes plus tard, Kayombo remportait son face-à-face et égalisait (86 e). Libérés, les partenaires d’Haddadji continuaient leur pressing et voulaient repartir de l’Oise avec les points de la victoire. mais la belle frappe de Matanire, était bien repoussée par Hérisson (89 e).

COMPIÈGNE - METZ : 1-1 (0-0)

434 spectateurs. Arbitre : M. Costes. Buts pour Compiègne : Basset (75 e); pour Metz : Kayombo (86 e). Avertissements à Compiègne : Chrétien (90 e+4); à Metz : Tandjigoria (17 e).

COMPIÈGNE. Hérisson – Budak, Chrétien (cap.), Diakité, Keita – Christophe, Aulon, Basset (Labbé, 85 e), Etiemble – Herluison, Etamé (Kanouté, 74 e).

METZ. Sissoko – Metanire, Kayombo, Koulibaly, Reydel – Meligner, Haddadji (cap.), Tandjigoria (Wang, 82 e), N’Ganvala (Yi, 67 e) – Cassan, Bourgeois (Ndoye, 79 e).

Avatar de l’utilisateur
Amsalem
Messages : 8683
Inscription : 27 août 2009, 08:47

Re: R.L. 27/02 : Les nerfs à vif…

Messagepar Amsalem » 27 févr. 2011, 07:36

Amsalem a écrit : Côté joueur, la bienséance amène à de la mansuétude envers les insurgés : « Ils ont droit d’être frustrés, on les comprend, nous-mêmes nous le sommes à la fin du match. Mais il ne faut pas non plus manquer de respect », observe le capitaine messin.
Ah Ludovic, la paille, la poutre, tout ça, tout ça...
C'est sympa lorsque l'on manie des termes comme la valeur "respect".
C'est encore mieux lorsque l'on a réfléchi un peu à leur sens, quand on a comprit que la considération devait être réciproque, partagée, cultivée par tous, en l'espèce par les spectateurs/supporters comme par les joueurs qui, au-delà de leurs lacunes intrinsèques ou de leurs erreurs toutes humaines, compréhensibles et acceptées sauf par l'Homme neurone posté en tribune, vont se mettre minable sur la pelouse. Comme "l'union sacrée" qu'on lance à chaque match comme une potion magique, le respect ne se décrète pas, il se nourrit chaque jour de nos actions. Que chacun balaie devant sa porte, du spectateur qui va beugler pour un rien car, empêtré dans sa vie de merd*, il prend Saint-Symphorien comme fosse septique, au capitaine dont "les effets de brassard" tombent à l'eau.
Amsalem a écrit : Dominique Bijotat voit lui deux manières d’analyser cette cote de désamour grandissante : « Ou on continue et on enfonce cette équipe qui est jeune. Ou au contraire on se mobilise et on la soutient pour sauver ce club. A eux de faire leur choix ». Le choix devrait être vite fait si la raison l’emporte…
Oh la vilaine question tout pourrie!
Tiens, ça me fait penser à quelqu'un..."Non mais, dites, vous acceptez-vous, vous, qu'une pauvre petite dame, qui n'a qu'une jambe, un bras un œil, qui se lève à 5h du matin pour gagner le SMIC se fasse ainsi voler son sac à main en pleine rue ? (torse bombé, heure grave mais néanmoins décidé) Moi non!"
La question est si mal formulée, la réponse à ce point biaisée, qu'elle induit forcément une réponse validant ce vers le quoi la personne qui la pose veut nous mener. En somme: soit les sifflets/mouvements d'humeur continuent de se faire entendre et leurs auteurs pourront se targuer d'avoir achevé "une équipe jeune" (la précision a également son importance), soit ils remballent leur colère (ou connerie, parfois), et là seulement on pourra envisager de se maintenir. L'importance du public, d'un soutien populaire pour nous sortir de la merd* dans laquelle nous sommes est une chose certes cruciale mais elle ne vient qu'accompagner le purement sportif, voire au mieux le transcender. Vendredi soir, et j'insiste pour celles et ceux qui n'étaient pas au stade, il n'y a pas eu d'ambiance délétère dès l'entame du match comme on a malheureusement pu entendre parfois, où les cerveaux spongieux s'en donnent à cœur joie au moindre contrôle raté. Non, dans une immensité de vide, c'est la stupeur qui prédominait, la stupeur! En l’occurrence, et sauf à ce que le journaliste ait mal reproduit les propos de Bijotat, on a l'impression que la solution à notre problème est principalement entre les mains du public ("A eux de faire leur choix"). Mais le choix est tout fait! Combien d'entre nous se sont assis sur leur rêve de voir un tant soit peu de jeu pour n'empocher que les points qui nous manquent? Le public messin serait-il difficile? Au contraire! Il en est réduit à se satisfaire d'un rien. Les encouragements de la toute fin de la première période furent là pour l'attester, la moindre tentative (je dis bien tentative) de débordement étant saluée.


PS : Sympa la photo. La classe, vraiment.

wkm

Re: R.L. 27/02 : Les nerfs à vif…

Messagepar wkm » 27 févr. 2011, 08:17

Am's, je t'aime !
:acclam:

Avatar de l’utilisateur
Scoubydoo
Messages : 4698
Inscription : 11 mai 2010, 15:19

Re: R.L. 27/02 : Les nerfs à vif…

Messagepar Scoubydoo » 27 févr. 2011, 08:31

Amsalem a écrit :
Amsalem a écrit :Dominique Bijotat voit lui deux manières d’analyser cette cote de désamour grandissante : « Ou on continue et on enfonce cette équipe qui est jeune. Ou au contraire on se mobilise et on la soutient pour sauver ce club. A eux de faire leur choix ». Le choix devrait être vite fait si la raison l’emporte…
Oh la vilaine question tout pourrie!
Tiens, ça me fait penser à quelqu'un..."Non mais, dites, vous acceptez-vous, vous, qu'une pauvre petite dame, qui n'a qu'une jambe, un bras un œil, qui se lève à 5h du matin pour gagner le SMIC se fasse ainsi voler son sac à main en pleine rue ? (torse bombé, heure grave mais néanmoins décidé) Moi non!"
La question est si mal formulée, la réponse à ce point biaisée, qu'elle induit forcément une réponse validant ce vers le quoi la personne qui la pose veut nous mener. En somme: soit les sifflets/mouvements d'humeur continuent de se faire entendre et leurs auteurs pourront se targuer d'avoir achevé "une équipe jeune" (la précision a également son importance), soit ils remballent leur colère (ou connerie, parfois), et là seulement on pourra envisager de se maintenir. L'importance du public, d'un soutien populaire pour nous sortir de la merd* dans laquelle nous sommes est une chose certes cruciale mais elle ne vient qu'accompagner le purement sportif, voire au mieux le transcender. Vendredi soir, et j'insiste pour celles et ceux qui n'étaient pas au stade, il n'y a pas eu d'ambiance délétère dès l'entame du match comme on a malheureusement pu entendre parfois, où les cerveaux spongieux s'en donnent à cœur joie au moindre contrôle raté. Non, dans une immensité de vide, c'est la stupeur qui prédominait, la stupeur! En l’occurrence, et sauf à ce que le journaliste ait mal reproduit les propos de Bijotat, on a l'impression que la solution à notre problème est principalement entre les mains du public ("A eux de faire leur choix"). Mais le choix est tout fait! Combien d'entre nous se sont assis sur leur rêve de voir un tant soit peu de jeu pour n'empocher que les points qui nous manquent? Le public messin serait-il difficile? Au contraire! Il en est réduit à se satisfaire d'un rien. Les encouragements de la toute fin de la première période furent là pour l'attester, la moindre tentative (je dis bien tentative) de débordement étant saluée.
Que c'est agréable de lire un avis d'une telle qualité de bon matin :acclam:

Sur le fond, je suis entièrement d'accord avec son auteur... Et merci pour le RL au fait :-)

Avatar de l’utilisateur
Scoubydoo
Messages : 4698
Inscription : 11 mai 2010, 15:19

Re: R.L. 27/02 : Les nerfs à vif…

Messagepar Scoubydoo » 27 févr. 2011, 08:32

Amsalem a écrit :Les nerfs à vif…

Le point "grappillé" par Metz sur la zone de relégation au terme du nul contre Châteauroux, vendredi, ne saurait masquer une réalité : les hommes de Dominique Bijotat n’avancent pas. Ni au classement, ni dans leur jeu.
C'est bien que le RL s'en rende compte... Après huit mois de compétition, aucun progrès dans le jeu :siffle:

Patsupfcmetz
Messages : 14380
Inscription : 31 juil. 2009, 14:09

Re: R.L. 27/02 : Les nerfs à vif…

Messagepar Patsupfcmetz » 27 févr. 2011, 09:01

Les propos de Bijotat me gênent réelement tant bien même soient ils induits par la réponse du journaliste.
Essayer de une nouvelle fois de trouver des excuses en repoussant maintenant la faute sur les supporters et la méchante pression populaire, il fallait oser.
Force est de constater que son discours n'obtient plus (pas) l'adhésion de ses joueurs qui hormis quelques uns se donnent sur le terrain commes des grabataires tentant de courir un marathon.
Au lieu de chercher des explications aux maux de son équipe et dieu sait qu'il sont nombreux, indiquant par ailleurs qu'elle est jeune, il ferait peut être mieux d'écarter les joueurs qui se fichent du sort de notre club.
Pour ma part, je pense que tant qu'il restera aux commandes de l'équipe, nous n'aurons aucune chance de nous en sortir.

Séb

Re: R.L. 27/02 : Les nerfs à vif…

Messagepar Séb » 27 févr. 2011, 09:07

Si on descend en NATIONAL ca va être de la faute aux supporters car TOUT LES GENS les sifflent au lieu de les encourager.

Concernant Guerrerio il parait qu'il y a une tension entre Bijotat et Hesse. Bijotat voulait mettre un autre joueur mais Hesse a refusé car c'est son CHOUCHOU......a HESSE. Car c'est lui qu'il a formé à NANCY et Monsieur Hesse ne veut pas le voir en CFA ou en TRIBUNE.

Cesar
Messages : 206
Inscription : 04 mars 2010, 20:59

Re: R.L. 27/02 : Les nerfs à vif…

Messagepar Cesar » 27 févr. 2011, 09:27

Amsalem, chapeau ! Que du bonheur à lire.
Pour ma part, hélas, je continue à suivre le FC Metz, je ne peux m'en passer, mais je supporte également le stade Rennais, et hier en écoutant radio france bleue je me suis régalé. C'est actuellement l'équivalent de Metz 98 et ça fait vraiement du bien.

Avatar de l’utilisateur
Przemysl.
Messages : 9665
Inscription : 06 sept. 2009, 19:06

R.L. 27/02 : Les nerfs à vif…

Messagepar Przemysl. » 27 févr. 2011, 09:51

Dans la série "les supporters sont des vilains de ne pas pousser une équipe qui ne jouent pas", que devons nous penser de l'attitude détestable sur le terrain et à sa sortie de Môssieur N'Daye, qui ne supportant pas les sifflets et les quolibets dû à son non match et à sa nonchalance, s'est permis de sortir en traînant les pieds (au contraire d'Odegard qui lui a couru pour sortir) et en applaudissant en signe de moquerie (même L'EQUIPE l'a signalé dans son résumé d'hier).

Avatar de l’utilisateur
Cactus
Administrateur du site
Messages : 17559
Inscription : 28 juil. 2009, 19:19

Re: R.L. 27/02 : Les nerfs à vif…

Messagepar Cactus » 27 févr. 2011, 10:23

Vu de chez nos voisins.
Je vous poste ici copie de l'article paru dans l'EST-REPU de ce matin.


Encore sortis sous les sifflets de Saint-Symphorien après le nul contre Châteauroux qui les laisse dans la zone rouge, les Messins continuent de perdre de précieux points à domicile. Attention danger.

À la sortie du triste 0-0 entre Metz et Châteauroux vendredi soir à l’occasion de la 26 e journée de L2, dans un stade Saint-Symphorien aux trois quarts vides, on n’a pas pu s’empêcher d’avoir une pensée pour l’ASNL.
Il faut en effet que tous les supporters nancéiens prient pour que leur club chéri, lui, continue l’aventure en L1. La Ligue 1 a beau recevoir pas mal de critiques, souvent justifiées d’ailleurs, il n’en reste pas moins un vrai paradis par rapport à cette Ligue 2 sans saveur, plus que jamais basée sur la notion de combat.

Ce Metz-Châteauroux de vendredi dernier n’est surtout pas à montrer dans les écoles de foot du pays. Si un aficionado du Nou Camp avait le malheur de tomber sur un DVD de ce match, il se demanderait s’il s’agit vraiment du même sport que celui pratiqué par son Barça. Que de ballons rendus à l’adversaire, de passes ratées et d’actions stéréotypées ! Les Castelroussins ont quand même eu le mérite d’être un peu plus inspirés que les Messins en première période surtout. En conférence de presse d’après-match, leur coach Didier Tholot, lui l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, a presque regretté de n’avoir pris qu’un point en Moselle : « Si on avait ouvert le score, je pense qu’on serait reparti avec la victoire. Metz aurait dû alors faire face à la gronde de son public qui s’est déjà mis rapidement à siffler à 0-0 ».

À la fin de la rencontre, les Grenats sont carrément rentrés sous la bronca. Leur entraîneur Dominique Bijotat a d’abord expliqué qu’il n’avait « rien entendu, sûrement parce que j’étais déjà rentré aux vestiaires » mais, quand il a été questionné sur la perte confiance de ses joueurs à domicile, on aurait juré qu’il avait tout de même bien entendu les forts sifflets du public : « Soit les gens se mobilisent et encouragent des jeunes qui en ont besoin pour maintenir le club en L2, soit ils les enfoncent. À eux de faire leur choix, ils sont majeurs et responsables... ».

« La crainte de faire l’erreur de trop »
Ce climat lugubre à Saint-Symphorien est un véritable problème pour l’équipe messine qui n’a pas le talent ni le caractère pour s’imposer sur son terrain sans l’appui de son douzième homme. Ce n’est pas un hasard si le FC Metz se révèle être le club de L2 qui a le moins gagné à la maison cette saison. Seulement trois victoires en treize matches, même la lanterne rouge grenobloise a fait un peu mieux. « On a manqué d’engagement et d’enthousiasme en première mi-temps, comme si on était onze spectateurs de plus » analyse Bijotat, « Et ce n’est pas la première fois que ça nous arrive. Est-ce une fébrilité liée à notre situation au classement ? Dans mon équipe, il y a toujours la crainte de faire l’erreur de trop ».

Pour éviter la chute en National comme Strasbourg l’an dernier, il va bien falloir bonifier les résultats corrects à l’extérieur par des succès à domicile. Le nul intéressant ramené de Nantes le match précédent, suivi de ce pauvre 0-0 contre Châteauroux, laisse finalement les Grenats en position de relégables. D’autant que le précédent rendez-vous à la maison s’était déjà terminé sur un score de parité avec Ajaccio (2-2). « On devra réussir quelque chose de fort vendredi prochain à Reims, un adversaire direct. Pas questions que les Rémois fassent un gros écart sur nous » prévient Dominique Bijotat qui veut rester optimiste malgré tout : « Je trouve qu’il y a globalement des progrès depuis le début 2011 ».

Mais c’est en fait peut-être ça le plus inquiétant. Même en vivant sa meilleure période de la saison jusque-là, le FC Metz reste dix-huitième et relégable au grand désespoir de Saint-Symphorien.

R.J.


Revenir à « Passion Grenat »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Ahrefs [Bot], Scoubydoo, Semrush [Bot] et 190 invités