Kent' a écrit :
Un peu la claque de lire - trop souvent - cet argument d'autorité. C'est pas parce que c'est pire ailleurs qu'on doit se contenter de ce qu'on a. Ne pas avoir un club plus stable au plus haut niveau à Metz, c'est un gâchis, plus que ça ne peut l'être à Istres et Arles, voir Grenoble qui pâtit d'une concurrence régionale féroce, plus que nous.
La plupart des clubs que tu cites n'ont pas forcément attendu d'être racheté pour trouver de la pérennité en L1. Si je les prends dans ton ordre de citation, le PSG, l'OM, l'OL, Monaco et Nice ont toujours été des clubs de Ligue 1; Auxerre a eu un gros creux et retrouve des couleurs, ils peuvent effectivement rentrer dans ton argument.
Strasbourg et Toulouse, historiquement et malgré des creux, c'est de solides clubs de L1 qui n'ont pas forcément attendu l'arrivée de riches investisseurs pour avoir des résultats. Lens et Lille pareil. Au final, seuls Auxerre, Lorient et Le Havre peuvent être considérés dans ton argumentaire.
Même argument que plus haut. A ton " combien de temps " je te réponds que vu le rythme sous Serin, même une phase de trois années consécutives en Ligue 1, ce serait déjà le bout du monde.
Je comprends ce point de vue, même si ne le partage pas. Je devine que tu es plus âgé que moi et que tu as sans doute vécu les belles heures du club. Moi, pas. Je n'ai connu que la honte en Ligue 1 et l'ascenseur et je ne me résous pas à voir mon club s'embourber dans les méandres du football professionnel.
Le foot a quand même pas mal évolué.
Et la donnée économique change la donne, aujourd'hui plus que jamais.
Le PSG, l'OM, l'OL, Monaco et Nice (même si INEOS freine des deux pieds) sont des clubs hors norme, avec des monstres financiers derrière.
Strasbourg aussi maintenant.
Toulouse, 4e ville de France, a Redbird pour couvrir ses arrières.
Lens a vécu des années 2010 discutables, mais c'est un grand club, pas de débat.
Lille est un champion du trading qui vend des joueurs à maturité (ce que nous ne savons pas faire, globalement). C'est sans doute le plus bel exemple d'autonomie en termes de gestion financière et sportive.
Brest a joué la carte de la sécurité en dépit de la manne consécutive à sa campagne européenne. Ça, c'est un club modeste qui a su faire rêver ses supporters et qui construit.
Auxerre, c'est l'ovni du foot français dont le succès historique ne tient qu'à un duo d'hommes.
Reste Lorient, Le Havre, Saint-Etienne, Reims...
À la louche, je mets ces 15 clubs-là devant nous. Et je ne vois pas comment on pourra faire mieux qu'eux.
Mais quand on regarde qui est en L2 cette saison - et qui va y végéter longtemps, voire descendre - c'est là qu'on voit la différence entre le FC Metz et d'autres clubs.
On est le dessus du panier des siégeants en deuxième classe, mais on ne coule pas.
Tout ça pour dire que, oui, on aspire à mieux que ce que l'on connaît depuis 20 ans. Et on sait déjà que sous l'ère Serin, on ne changera pas de statut.
Maintenant, espérons que les bases malgré tout solides sur lesquelles le club repose permettront au repreneur de nous emmener plus loin, plus haut, durablement.