
Kévin Diaz a bien tenté dee mettre du rythme. En vain. Photo MAXPPP
En vue
Ludovic Guerriero. Une grosse dépense d’énergie pour gêner les manœuvres angevines. Ballon au pied, le capitaine messin a joué plutôt juste. Il a été le plus présent des trois milieux récupérateurs alignés par Dominique Bijotat, jusqu’à son remplacement par Mahamane Traoré (67 e).
Kévin Diaz. Il a mis du rythme, beaucoup de rythme, dans la production messine, mais il n’a malheureusement pas trouvé les relais nécessaires pour aller au bout de ses intentions. Dommage.
Dans l’ombre
Kalidou Koulibaly. Averti dès la 7 e minute pour un tacle par derrière sur Doré, le défenseur a peut-être joué avec le frein à main ensuite, ce qui pourrait expliquer la fébrilité de certaines de ses interventions. La pause lui a permis de retrouver ses esprits : il a fait preuve de plus d’autorité en seconde période.
Pierre Bouby. Auteur du second but messin vendredi dernier contre Lens, Pierre Bouby n’a pas su profiter de l’élan d’une prestation d’ensemble correcte. Hier, l’ancien joueur d’Evian s’est très vite effacé, semblant même parfois refuser le duel. Un coup de pompe, peut-être… Qui n’a pas échappé à son entraîneur. Peu après l’heure de jeu, Samy Kehli lui a succédé.
Paroles, paroles.
Dominique Bijotat (entraîneur de Metz) : « Nous ne sommes pas tombés dans un match piège, mais nous sommes tombés contre un adversaire qui a montré davantage de conviction. »
Stéphane Moulin (entraîneur d’Angers) : « On voulait faire un gros match parce qu’à chaque fois qu’il y avait beaucoup de supporters au stade, on n’avait pas réussi jusqu’ici à les satisfaire pleinement. C’est plus facile de jouer au football quand l’adversaire, lui aussi, est joueur. En voyant évoluer cette équipe de Metz, je comprends mieux pourquoi elle restait sur une belle série. »
Yohan Betsch (milieu de terrain de Metz): «On ne peut pas être satisfait de ce qu’on a montré sur le terrain. On a manqué de rythme et de fraîcheur pour aller chercher quelque chose. Il ne faut pas oublier les bons matches d’avant et ne pas tout remettre en cause.»
Temps additionnel
Les Angevins n’ont pas boudé le plaisir lié à leur septième victoire de la saison. Devant un public qui n’avait jamais été aussi nombreux depuis le début du championnat – plus de 9 000 spectateurs répertoriés – les joueurs de Stéphane Moulin ont effectué un petit tour d’honneur. Sympathique.
C. B.
TRIBUNE LIBRE
Vivement 2012 !
Comme les joueurs et le staff messins, peut-être, on avait fini par l’oublier, mais un dernier rendez-vous traversé dans la douceur angevine est passé par-là, ramenant le parfum de la défaite du côté de Saint-Symphorien. Rien de dramatique, non. Il y a un an, les Grenats atteignaient la trêve hivernale dans une position ô combien plus inconfortable, alimentant l’inquiétude du lendemain. Aujourd’hui, rien de tout ça : Metz attaquera la seconde partie du championnat avec des points en poches et des convictions. Dont il s’agira de faire bon usage. Relancé dans la course à l’Euro 2016, le club du président Serin aura aussi une belle carte à jouer sur le terrain sportif. Autant de perspectives qui nous poussent à attendre l’arrivée de la nouvelle année avec une impatience certaine. Oui, vivement 2012 !
C. B.
L’HOMME DU MATCH
L’HOMME DU MATCH
Oumar Sissoko. Cinq matches qu’il n’avait pas encaissé le moindre but. Une invincibilité qui n’a pas résisté à la pression angevine… Difficile, pourtant, de reprocher quoi que ce soit au gardien messin sur l’ensemble de sa soirée angevine. Présent sur les premières tentatives, il a cédé sur celle de Frikeche, masqué par sa défense. Avant d’encaisser un second but en toute fin de match, alors qu’il avait délaissé sa cage pour frapper le coup franc messin de la dernière chance. Appelé à rejoindre le Mali pour la Coupe d’Afrique des nations, en janvier, Metz devra faire sans lui.

Oumar Sissoko. Photo Pascal BROCARD.
Sous les yeux de Kopa
Un spectateur de prestige dans les tribunes du stade Jean-Bouin, hier, à Angers : Raymond Kopa a, en effet, assisté à la rencontre opposant le SCO au FC Metz. Une demi-surprise, en fait, puisque l’ancien attaquant de l’équipe de France partage son temps entre l’Anjou et la Corse. Et une façon peut-être pour lui de montrer que les années passées ne lui ont pas fait oublier le club de ses débuts. Avant de se révéler au monde du football et de faire le bonheur de Reims, Kopa a fait ses débuts sous le maillot d’Angers, alors en Deuxième division (1949-1951).