Reflexion/texte intéressant(e) chopé dans un bouquin (souvenir de 2008 et de la crise économique qui a secoué le
monde cette année-là.)
L’Espagne traverse alors la plus grave crise économique de son histoire récente. Le chômage explose à 27 % de la population (dont 50 % de jeunes), et le PIB espagnol tombe durablement en récession dès 2009 (-3,6 %) jusqu’en 2013 inclus (-1,7 %). Les clubs de football espagnols paient alors les années précédentes vécues à crédit. Dix-neuf des 42 clubs professionnels (dont la Real Sociedad, le Betis et le Rayo Vallecano) sont placés en redressement judiciaire et doivent à eux seuls plus de 700 millions d’euros d’impayés à l’administration fiscale. D’autres encore, comme
Villarreal, diminuent drastiquement leur budget de 60 à 15 millions d’eurostout en refusant volontairement toute aide publique afin de purifier leurs bilans et faire évoluer leur modèle vers l’autosuffisance économique. Pas une seule famille espagnole n’est épargnée par la violence de cette crise économique, pas un seul supporter ne peut se soustraire directement ou indirectement aux restrictions budgétaires du football espagnol.
Pourtant, au moment même où l’économie du football espagnol était sur le point de sombrer, les résultats de ses équipes premières et de ses centres de formation semblaient prendre toute la lumière. Et phénomène comparable au taux de remplissage des théâtres de Broadway pendant la grande dépression de 1929, la fréquentation des stades n’a pas diminué entre 2009 et 2013. Au contraire, elle s’est même accélérée (pour diminuer à nouveau au sortir de la crise). C’est que 2008, c’est aussi le début de l’âge d’or du football espagnol. L’énumération des titres suffit à en prendre la mesure.
Entre 2008 et 2018, une vingtaine de titres majeurs ont été obtenus par les Espagnols, dont une Coupe du monde, deux Euro, six Ligue des champions (dont une finale 100 % espagnole en 2014), cinq Ligue Europa, deux Euro U21, trois Euro U19 et un Euro U17. Et ce qui est impressionnant sur le plan quantitatif l’est aussi sur le plan de l’héritage qualitatif. Le football mondial a été bouleversé par la révolution du jeu espagnol, admiré, imité et commercialisé depuis dans le monde entier.
Le Barça de Guardiola et les sélections de Del Bosque ont offert au football-spectacle une nouvelle jeunesse. En réinventant le jeu, l’Espagne a
revivifié le football mondial. C’est donc au moment où les bourses se vident que les têtes se remplissent de désirs nouveaux. C’est parce que Villarreal ne pouvait plus recruter de nouveau Riquelme ou Diego Forlán qu’il s’est tourné vers son centre de formation. C’est parce que Laporta avait failli être renvoyé de son poste de président du Barça qu’il a nommé Guardiola, un homme de la maison aux idées bien arrêtées. Curieusement, c’est presque la même chose qui était arrivée au football du FC Nantes qui recruta un cafetier espagnol de Noyen-sur-Sarthe en 1960 nommé José Arribas pour reprendre une équipe professionnelle mal en point et inventer par la même occasion l’école nantaise. On pourrait parler aussi du jeu du Stade de Reims ou de celui du Racing (post-Occupation), des Hongrois de Sebes (en pleine guerre froide), du football total hollandais (post-choc pétrolier), des Verts de Herbin (en pleine crise industrielle). À chaque fois, la même idée reviendra : le football est un spectacle qui vise à l’émancipation des hommes qui le regardent et le pratiquent. Le football en crise est donc un football qui a encore plus besoin de spectacle sans pourtant en avoir les moyens. »
[viàMoselle] Sports : la difficile équation
- ElPibedeGrenat
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Re: [viàMoselle] Sports : la difficile équation
Il faut prendre des pincettes sur les résultats espagnols de cette époque. Comme pour le cyclisme, il fallait un produit miracle pour maintenir le pain et les jeux pour éviter une révolution sociale plus importante. On ne me fera pas croire que les footeux n'étaient pas dans le même schéma qu'Indurain et ses médecins. La nature de l'édifice est à ce prix, l'UEFA a fermé les yeux sur le dopage.ElPibedeGrenat a écrit : Reflexion/texte intéressant(e) chopé dans un bouquin (souvenir de 2008 et de la crise économique qui a secoué le
monde cette année-là.)
L’Espagne traverse alors la plus grave crise économique de son histoire récente. Le chômage explose à 27 % de la population (dont 50 % de jeunes), et le PIB espagnol tombe durablement en récession dès 2009 (-3,6 %) jusqu’en 2013 inclus (-1,7 %). Les clubs de football espagnols paient alors les années précédentes vécues à crédit. Dix-neuf des 42 clubs professionnels (dont la Real Sociedad, le Betis et le Rayo Vallecano) sont placés en redressement judiciaire et doivent à eux seuls plus de 700 millions d’euros d’impayés à l’administration fiscale. D’autres encore, comme
Villarreal, diminuent drastiquement leur budget de 60 à 15 millions d’eurostout en refusant volontairement toute aide publique afin de purifier leurs bilans et faire évoluer leur modèle vers l’autosuffisance économique. Pas une seule famille espagnole n’est épargnée par la violence de cette crise économique, pas un seul supporter ne peut se soustraire directement ou indirectement aux restrictions budgétaires du football espagnol.
Pourtant, au moment même où l’économie du football espagnol était sur le point de sombrer, les résultats de ses équipes premières et de ses centres de formation semblaient prendre toute la lumière. Et phénomène comparable au taux de remplissage des théâtres de Broadway pendant la grande dépression de 1929, la fréquentation des stades n’a pas diminué entre 2009 et 2013. Au contraire, elle s’est même accélérée (pour diminuer à nouveau au sortir de la crise). C’est que 2008, c’est aussi le début de l’âge d’or du football espagnol. L’énumération des titres suffit à en prendre la mesure.
Entre 2008 et 2018, une vingtaine de titres majeurs ont été obtenus par les Espagnols, dont une Coupe du monde, deux Euro, six Ligue des champions (dont une finale 100 % espagnole en 2014), cinq Ligue Europa, deux Euro U21, trois Euro U19 et un Euro U17. Et ce qui est impressionnant sur le plan quantitatif l’est aussi sur le plan de l’héritage qualitatif. Le football mondial a été bouleversé par la révolution du jeu espagnol, admiré, imité et commercialisé depuis dans le monde entier.
Le Barça de Guardiola et les sélections de Del Bosque ont offert au football-spectacle une nouvelle jeunesse. En réinventant le jeu, l’Espagne a
revivifié le football mondial. C’est donc au moment où les bourses se vident que les têtes se remplissent de désirs nouveaux. C’est parce que Villarreal ne pouvait plus recruter de nouveau Riquelme ou Diego Forlán qu’il s’est tourné vers son centre de formation. C’est parce que Laporta avait failli être renvoyé de son poste de président du Barça qu’il a nommé Guardiola, un homme de la maison aux idées bien arrêtées. Curieusement, c’est presque la même chose qui était arrivée au football du FC Nantes qui recruta un cafetier espagnol de Noyen-sur-Sarthe en 1960 nommé José Arribas pour reprendre une équipe professionnelle mal en point et inventer par la même occasion l’école nantaise. On pourrait parler aussi du jeu du Stade de Reims ou de celui du Racing (post-Occupation), des Hongrois de Sebes (en pleine guerre froide), du football total hollandais (post-choc pétrolier), des Verts de Herbin (en pleine crise industrielle). À chaque fois, la même idée reviendra : le football est un spectacle qui vise à l’émancipation des hommes qui le regardent et le pratiquent. Le football en crise est donc un football qui a encore plus besoin de spectacle sans pourtant en avoir les moyens. »
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Grenat 1985
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Re: [viàMoselle] Sports : la difficile équation
Les pertes financières du FC Metz s’élèvent à 31M€ sur la saison (17M€ à cause de Mediapro, 14M€ à cause des matchs à huis-clos).
Bernard Serin
https://twitter.com/letsgomtz/status/13 ... 16072?s=21
Bernard Serin
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- Patsupfcmetz
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Re: [viàMoselle] Sports : la difficile équation
Grenat 1985 a écrit : Les pertes financières du FC Metz s’élèvent à 31M€ sur la saison (17M€ à cause de Mediapro, 14M€ à cause des matchs à huis-clos).
Bernard Serin
https://twitter.com/letsgomtz/status/13 ... 16072?s=21
31 millions ... c'est chaud ..
- Cristo
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Re: [viàMoselle] Sports : la difficile équation
Y a pire que nousPatsupfcmetz a écrit :Grenat 1985 a écrit : Les pertes financières du FC Metz s’élèvent à 31M€ sur la saison (17M€ à cause de Mediapro, 14M€ à cause des matchs à huis-clos).
Bernard Serin
https://twitter.com/letsgomtz/status/13 ... 16072?s=21
31 millions ... c'est chaud ..
- DCD
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Re: [viàMoselle] Sports : la difficile équation
Peut-être. Mais si cela on plus de fond que nous pour éponger leur dette, cela ne posera pas de problèmes. Nous, il va falloir vendre pas mal.Cristo a écrit :Y a pire que nousPatsupfcmetz a écrit :
31 millions ... c'est chaud ..
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Irphaeus
Re: [viàMoselle] Sports : la difficile équation
Oui enfin tout le part du principe que le club n'a pas de fond pour couvrir le déficit mais si le président les a on ne seras pas si mal loti que ça non plus et je mets un bonne pièce sur ce cas de figure. D'ailleurs dans une interview de Bernard Serin bien avant la fin de saison et de son bilan il avait dit qu'il n'y avait pas à s’inquiéter et qu'il couvrirai le manque de sa poche si besoin. Bizarrement tout le monde fait comme s'il n'avait rien dit ... Pour ma part je pense qu'il n'insiste pas trop là dessus afin d'avoir un argument pour vendre le plus cher possible si des joueurs devaient partir et il a bien raison, mais je ne suis pas inquiet, il y aura une enveloppe pour recruter.DCD a écrit :Peut-être. Mais si cela on plus de fond que nous pour éponger leur dette, cela ne posera pas de problèmes. Nous, il va falloir vendre pas mal.Cristo a écrit :
Y a pire que nous
- messinmarseille
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Re: [viàMoselle] Sports : la difficile équation
31 millions, c'est rien pour Bill Gates ou Elon Musk, mais pour Bernard Serin, c'est quand même une grosse somme. Il a dit qu'il pouvait couvrir (financièrement ça apporte une garantie mais pas sur le long terme). Moins optimiste que toi, va falloir bien vendre.Irphaeus a écrit :Oui enfin tout le part du principe que le club n'a pas de fond pour couvrir le déficit mais si le président les a on ne seras pas si mal loti que ça non plus et je mets un bonne pièce sur ce cas de figure. D'ailleurs dans une interview de Bernard Serin bien avant la fin de saison et de son bilan il avait dit qu'il n'y avait pas à s’inquiéter et qu'il couvrirai le manque de sa poche si besoin. Bizarrement tout le monde fait comme s'il n'avait rien dit ... Pour ma part je pense qu'il n'insiste pas trop là dessus afin d'avoir un argument pour vendre le plus cher possible si des joueurs devaient partir et il a bien raison, mais je ne suis pas inquiet, il y aura une enveloppe pour recruter.DCD a écrit :
Peut-être. Mais si cela on plus de fond que nous pour éponger leur dette, cela ne posera pas de problèmes. Nous, il va falloir vendre pas mal.
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quickos
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- Inscription : 27 août 2009, 10:18
Re: [viàMoselle] Sports : la difficile équation
Je pense que le championnat n'est pas fini, car on sait que Metz manque de 31 millions d'Euros, mais on le sait qu'il y a pire.
Pour moi, les clubs qui joueront en L1 pour 2021/2022 ne sont pas encore définis, car la DNCG va rentrer dans la danse.
Pour moi, les clubs qui joueront en L1 pour 2021/2022 ne sont pas encore définis, car la DNCG va rentrer dans la danse.
- Sega
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- Inscription : 23 mars 2021, 13:15
Re: [viàMoselle] Sports : la difficile équation
Très pertinent ! L'occasion inespérée pour la ligue de passer à 18 sans polémique...quickos a écrit : Je pense que le championnat n'est pas fini, car on sait que Metz manque de 31 millions d'Euros, mais on le sait qu'il y a pire.
Pour moi, les clubs qui joueront en L1 pour 2021/2022 ne sont pas encore définis, car la DNCG va rentrer dans la danse.
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