Je pense à cette citation de Claude MC lorsque j’essaie d'analyser ce tout début de saison, qui ne peut laisser place à aucune certitude. Ce n’est pourtant pas l’objet d’un forum ou des réseaux sociaux, quand s’exprimer rime bien souvent avec asséner ses certitudes et en faire des vérités. Vérités qui volent bien souvent en éclat comme un perroquet qui se prendrait un ventilateur…
Car après un superbe match contre Lille qui - une fois la frustration digérée - a fait naître beaucoup d’espoirs, voici qu’une prestation calamiteuse (et le mot est faible) à la Beaujoire nous place presque en victime expiatoire de la L1 aux yeux de certains.
Je suis dans l’exagération mais vous comprendrez mon point : on ne peut rien conclure sur la base de ces deux premiers matchs.
Alors, prenons du recul et essayons de comprendre les deux visages montrés, et - pour ne pas être hors-sujet de mon propre topic (
Contre Lille, de la tentation vers le but
J'étais au stade en tribune Est, et j'ai vécu l’un de mes plus beaux matchs de ces dernières années.
Après un début de match où l’on a senti le 11 grenat crispé et intimidé par le champion en titre, l’ouverture du score sur corner par Sven Botman nous a mis devant le fait accompli. En refusant de jouer, nous allions perdre (« vous avez peur de quoi, vous avez peur de qui ? Peur ? Vous allez perdre les gars ne vous inquiétez pas pour ça », Aimé Jacquet).
Le plan de jeu a alors été respecté : une équipe compacte, avec un jeu de transition rapide, en donnant de l’importance aux défenseurs axiaux droit et gauche (Bronn et Udol). Et donc faire de cette défense à 3 notre force. Ceux-ci ont pris leurs responsabilités en cassant régulièrement la première ligne défensive lilloise, permettant à Kevin N’Doram de se projeter, et surtout laissant Matar Sarr toucher des ballons face au jeu dans les 40 mètres lillois (et là, c’est la mort du petit cheval, ou du petit dogue dans ce cas).
Le second but messin est tout sauf anecdotique et à mon sens corrobore les propos ci-dessus. Que faisait donc Matthieu Udol dans la surface de réparation ?! Non il ne s’est pas perdu, il est au tout départ de l’action et s’est projeté dans la zone de vérité suite au jeu en une touche de nos offensifs.
Mais avant ça, il y avait un premier but, celui de l’égalisation. Quid de celui-ci ? Cette défense à 3 sécurisée par N’Doram donne pleine liberté à nos latéraux. Fabien Centonze peut alors allégrement s’enfoncer dans la surface pour réceptionner un centre parfait de Thomas Delaine (il ressemble beaucoup au but de Centonze contre Paris la saison dernière, non ?).
Avec un peu plus d’expérience, la prestation aurait été parfaite.
A retenir : tout a été fait pour mettre en valeur nos forces. Les centraux relanceurs (Bronn et Udol), les latéraux offensifs, la liberté de Pape Matar Sarr.
A l’Ouest, tout est nouveau
Cette fois, je suis devant Amazon Prime, commentaires coupés (écouter Antonetti hurler sur ses joueurs, ça n’a pas de prix).
Je vois sur le plan large avant même le coup d’envoi la disposition des joueurs. Après m’être étranglé avec mon Picon, je me frotte les yeux et non, je ne rêve pas : Fabien Centonze est axial droit, Habib Maïga est piston droit... Fred, pitié, pas toi, pas après tout ce que tu as fait …
Quelles étaient les motivations de Fred ? Nous ne les connaissons pas. Mon avis, c’est qu’il a voulu envoyer un message. Le départ de John Boye, un des rares joueurs d'expérience (ce qu'il demande depuis tant de temps) ne lui plaît pas du tout, ni celui de Mamadou Fofana. Car s’il ne voulait pas griller Niakaté pour sa première, deux jours après son arrivée en Moselle, pourquoi n’a-t-il pas fait descendre N’Doram ?
Peu importe, tout ce qui était à retenir de Lille est parti en fumée :
- Nous perdons les qualités de relance de Bronn. Centonze lui, ne sait pas (et c’est bien normal) être le premier relanceur, celui qui casse une ligne pour trouver son 8.
- Habib Maïga, l’ombre de lui-même depuis l’arrêt de la saison 2019/2020, n’a rien à voir à ce poste.
- L’équipe, si compacte contre Lille, est étirée comme un chewing-gum.
- Enfin, Pape Matar Sarr n’avait effectivement pas envie. Il n’était pas là, et sans notre meilleur joueur il est compliqué de développer du jeu.
Contre Reims, football champagne ?
Dimanche je troquerai mon abonnement en Est contre une place dans la toute nouvelle tribune Sud. En plus de ma hâte de découvrir cette tribune, j’ai hâte de voir le visage de notre équipe.
Nous jouons contre une équipe joueuse, très jeune (7 des 10 joueurs de champ qui ont démarré contre Montpellier dimanche dernier sont nés en 1997 ou après), avec une base à 3 défenseurs centraux. Le jeu prôné par Oscar Garcia, c’est football champagne ! Pour ceux qui ont vu le 3-3 contre Montpellier, vous pouvez être sûrs qu’ils ne vont pas venir pour défendre à 11.
Intéressant car notre FC Metz n’est jamais aussi bon que face à une équipe qui joue au foot. Nos qualités de contre, notre jeu de transition rapide pourra alors être mis en place.
Mais cela est conditionné par le bon choix de joueurs, et l’implication de tous (cette fois).
Alors, quelle équipe pour dimanche ? Pour moi, même si je n’y crois pas un seul instant, en plus de Pajot en lieu et place de N’Doram, j’aimerais voir Bouba Traoré plutôt que Maïga. Ce qui donnerait :
-------------------------------------Oukidja-----------------------------------
-----------------------Bronn------Kouyaté------Udol---------------------
--Centonze------------------------Pajot------------------------Delaine--
------------------------Traoré------------------Sarr-------------------------
--------------------------------------------Sabaly------------------------------
--------------------------------------Niane-----------------------------------
Et vous, qu'en pensez-vous ?