Le FC Metz a-t-il une chance de remonter en Ligue 1 ?
Entre relégués qui ne souhaitent pas s'éterniser et anciens qui veulent revoir la lumière le plus vite possible tels Metz, le championnat de L2 qui débute vendredi ne manque pas de favoris et s'annonce, comme souvent, indécis.

Après cinq saisons en L1, Le Mans ne veut pas végéter au purgatoire. Le club de la Sarthe, anciennement MUC72, a changé de nom, en attendant de stade en cours d'année et son installation à la MMArena, pour devenir Le Mans FC mais a conservé l'essentiel de son effectif, même si certains (Corchia, Helstad, M. Dossevi, Cerdan) peuvent encore partir d'ici fin août. «Nous sommes un groupe qui va découvrir la L2 et nous savons déjà que cela ne sera pas une partie de plaisir. Nous devrons nous accrocher et être tout de suite compétitifs. Nous savons qu'en tant que relégués de L1, nous serons attendus dans tous les stades», s'attend Didier Ovono, gardien et capitaine de l'équipe.
L'entraîneur Arnaud Cormier aurait d'ailleurs aimé enrôler trois joueurs au vécu L2, mais la masse salariale encadrée ne l'a pas permis avec un budget passé de 40 à 23 millions d'euros (le plus gros de L2 néanmoins).
Peu d’espoir pour Grenoble
Les deux autres relégués, Grenoble et Boulogne, ont moins de certitudes. Le club du Pas-de-Calais, qui n'aura passé qu'une saison dans l'élite, a vu son effectif largement remanié. Dès lors, ses ambitions portent autant sur la qualité de jeu que souhaite voir l'entraîneur Laurent Guyot que sur une hypothétique remontée immédiate.
Dernier de la L1 après une saison catastrophique (23 points et cinq victoires seulement), Grenoble ne peut pas non plus jouer les gros bras. Les départs, y compris de joueurs cadres (Batlles, Cesar, Romao...), ont été nombreux, les arrivées beaucoup moins. Les moyens financiers manquent et la L1 semble un horizon lointain.
Bijotat se laisse le temps
Il pourrait donc y avoir de la place pour un ou deux habitués de la L2 ambitieux. Le Havre, qui possède un très gros vécu à cet étage, fait ainsi figure de prétendant plausible. «Je veux du jeu, les joueurs ont tous envie d'en créer. Il devrait se passer des choses. Nous attendons le premier tiers du championnat pour fixer un réel objectif», prévient, prudent, l'entraîneur Cédric Daury.
Même volonté de temporiser chez Baptiste Gentili, l'entraîneur de Nantes, qui a perdu beaucoup de joueurs (Klasnic, Gravgaard, Babovic, Alonzo, Darcheville...). «On y verra plus clair après une dizaine de matches», dit-il, reconnaissant néanmoins: «L'objectif, c'est de remonter le plus vite possible, quand on s'appelle Nantes, c'est une obligation».
Parmi les autres prétendants, Angers, qui ne cesse de progresser depuis son accession en L2 (10e, 7e et 5e l'an dernier) a une carte à jouer en dépit des départs d'Ecuele Manga et Modeste. Metz, 4e l'an dernier, part de son côté dans le flou, avec beaucoup de très jeunes joueurs. «Je pense qu'il faut nous laisser quelques matches pour savoir à quel niveau nous allons pouvoir prétendre réellement», a estimé le nouvel entraîneur, Dominique Bijotat.
lessentiel.lu avec AFP