Amsalem a écrit :Amsalem a écrit :
Côté joueur, la bienséance amène à de la mansuétude envers les insurgés : « Ils ont droit d’être frustrés, on les comprend, nous-mêmes nous le sommes à la fin du match. Mais il ne faut pas non plus manquer de respect », observe le capitaine messin.
Ah Ludovic, la paille, la poutre, tout ça, tout ça...
C'est sympa lorsque l'on manie des termes comme la valeur "respect".
C'est encore mieux lorsque l'on a réfléchi un peu à leur sens, quand on a comprit que la considération devait être réciproque, partagée, cultivée par tous, en l'espèce par les spectateurs/supporters comme par les joueurs qui, au-delà de leurs lacunes intrinsèques ou de leurs erreurs toutes humaines, compréhensibles et acceptées sauf par l'Homme neurone posté en tribune, vont se mettre minable sur la pelouse. Comme "l'union sacrée" qu'on lance à chaque match comme une potion magique, le respect ne se décrète pas, il se nourrit chaque jour de nos actions. Que chacun balaie devant sa porte, du spectateur qui va beugler pour un rien car, empêtré dans sa vie de merd*, il prend Saint-Symphorien comme fosse septique, au capitaine dont "les effets de brassard" tombent à l'eau.
Amsalem a écrit :
Dominique Bijotat voit lui deux manières d’analyser cette cote de désamour grandissante : « Ou on continue et on enfonce cette équipe qui est jeune. Ou au contraire on se mobilise et on la soutient pour sauver ce club. A eux de faire leur choix ». Le choix devrait être vite fait si la raison l’emporte…
Oh la vilaine question tout pourrie!
Tiens, ça me fait penser à quelqu'un..."
Non mais, dites, vous acceptez-vous, vous, qu'une pauvre petite dame, qui n'a qu'une jambe, un bras un œil, qui se lève à 5h du matin pour gagner le SMIC se fasse ainsi voler son sac à main en pleine rue ? (torse bombé, heure grave mais néanmoins décidé)
Moi non!"
La question est si mal formulée, la réponse à ce point biaisée, qu'elle induit forcément une réponse validant ce vers le quoi la personne qui la pose veut nous mener. En somme: soit les sifflets/mouvements d'humeur continuent de se faire entendre et leurs auteurs pourront se targuer d'avoir achevé "une équipe jeune" (la précision a également son importance), soit ils remballent leur colère (ou connerie, parfois), et là seulement on pourra envisager de se maintenir. L'importance du public, d'un soutien populaire pour nous sortir de la merd* dans laquelle nous sommes est une chose certes cruciale mais elle ne vient qu'accompagner le purement sportif, voire au mieux le transcender. Vendredi soir, et j'insiste pour celles et ceux qui n'étaient pas au stade, il n'y a pas eu d'ambiance délétère dès l'entame du match comme on a malheureusement pu entendre parfois, où les cerveaux spongieux s'en donnent à cœur joie au moindre contrôle raté. Non, dans une immensité de vide, c'est la stupeur qui prédominait, la stupeur! En l’occurrence, et sauf à ce que le journaliste ait mal reproduit les propos de Bijotat, on a l'impression que la solution à notre problème est principalement entre les mains du public ("A eux de faire leur choix"). Mais le choix est tout fait! Combien d'entre nous se sont assis sur leur rêve de voir un tant soit peu de jeu pour n'empocher que les points qui nous manquent? Le public messin serait-il difficile? Au contraire! Il en est réduit à se satisfaire d'un rien. Les encouragements de la toute fin de la première période furent là pour l'attester, la moindre tentative (je dis bien tentative) de débordement étant saluée.
PS : Sympa la photo. La classe, vraiment.