Le seul fil rouge de sa prise de parole, c'est que le président ne veut pas de dépense, ni pour des prolongations, ni pour des recrues, mais il ne le dit pas comme tel sauf qu'on ne peut pas être convaincu par ses justifications d'ordre sportif : effectif de qualité, trop d'arrières droit, série de victoires ... etc.
Son ironie sur les supporters traités comme des analphabètes n'est pas non plus nouvelle. Il n'y a jamais eu de lien affectif entre lui et les supporters, grand contraste avec son prédécesseur. Serin ne cherche pas à être aimé, et il n'est pas aimé, au mieux respecté, mais de plus en plus contesté aussi.
Pas convaincu non plus que le club n'intéresse personne quand on voit qu'Aston Villa devrait acheter Annecy... que la plupart des internationaux Sénégalais sont passés par Metz, qu'on a la 10e affluence de ligue 1,... il dit qu'il attend un vrai projet pour le FC Metz, mais quel est son projet à lui ? Je n'ai toujours entendu que "stabiliser le club en L1", ce que Metz n'arrive pas à faire depuis un quart de siècle.
Par contre, il met la pression sur le coach, ce qui n’était pas le cas avec les précédents.
L'un des problèmes de Metz, qui s'était aussi posé avec Molinari, c'est sa gouvernance. Il faut une vraiment une vision nouvelle, un enthousiasme, une envie de porter des projets. Serin en a mené beaucoup sur les infrastructures, mais on a désormais l'impression qu'il se renferme sur lui même à compter les pièces de monnaie. Assurer la pérennité du club, c'est indispensable, mais il faut aussi avoir le courage de renoncer à un certain train de vie (du club dans son ensemble), à modifier l'organisation, la multipropriété, remettre en cause certains modes de fonctionnement qui, accumulés au fil des années, coûte trop cher au club dans le contexte de dégringolade des recettes TV. Ce sera inévitable, de gré ou de force selon la tournure des événements, par exemple si les transferts joueurs ne comblent plus le déficit structurel.
