El Pop a écrit :
Nono54 a écrit :
J'ai découvert la D1 en 1999 avec 18 clubs et ça me choque pas que la question se pose pour y revenir.
Maintenant ça doit pas être bien compliqué de comparer les recettes et les dépenses globales d'un scénario a 38 journées vs 34 et de savoir si on a assez de joueurs de qualité pour alimenter 20 clubs d'élite.
18 ou 20 clubs en L1, pour moi le problème est ailleurs et plus profond. C'est pas le nombre de clubs qui est la cause du déficit d'attractivité ou de compétitivité de la L1 par rapport aux 4 gros championnats d'Europe (seul le 4è, la bundesliga, est à 18 d'ailleurs...), il faudrait je pense revoir pas mal de choses dans le foot pro en France.
Déjà, arrêter de calquer notre modèle économique sur les autres (ils sont aussi dans une fuite en avant de la masse salariale sauf qu'eux ont des rentrées d'argent plus ou moins suffisantes (jusqu'à quand?) pour être attractifs et donc compétitifs).
Ça n'a pas pris chez nous et au lieu d'assainir les comptes des clubs, ça les plombent. Au final, on est une ligue 1 à crédit et on est toujours "pauvres" par rapport aux gros (que l'on pourrait qualifier pour schématiser de riches à crédit). Sans parler des puits sans fond que sont les états-propriétaires de clubs qui faussent encore plus la donne.
Ensuite, le foot français a 10-15 ans de retard sur les installations, conditions d'entrainements (déjà en 2011 Ancelotti avait soulevé le fait que les entrainements étaient peu intenses et très courts par rapport aux standards anglais, espagnols, italiens), couverture média très aléatoire et peu portée sur le jeu en lui-même.
C'est un vaste sujet et c'est pas moi qui vais apporter de solutions mais je pense que limiter le débat à 18 ou 20 clubs n'est pas la bonne approche.
Enfin, si Aulas et Cie veulent une ligue réduite et à terme fermée, qu'on y aille vraiment et qu'on instaure alors un salary cap à toute la L1, comme ça les dés ne sont plus pipés (ou beaucoup moins) en début de championnat. Parce que là le pépère de Lyon, il veut une ligue réduite pour garder une des 2-3 plus grosses parts de gâteau des droits télé et en même temps être toujours un "gros" mais avec moins de "petits" à gérer dans le quotidien du championnat. Il ne pense qu'à l'OL quand il raisonne, le foot français c'est pas son combat.
Quand quand on met en place un mécanisme aussi redistributif malgré des fan bases aussi inégales, le nombre de club en L1 est loin d'être un faux problème.
L'attractivité d'un championnat ne veut pas dire grand chose pour la majorité des gens qui ne suivent que leurs équipes ; Ce sont les clubs qui se rendent attractifs et suscitent ou non l'intérêt. La visibilité en revanche est du ressort de la ligue enitère et je pense qu'aussi longtemps qu'ils spéculeront sur des droits d'exclusivité vendus à des chaines à péage, plutôt que de produire eux-mêmes leurs rencontres et les rendre disponibles sur le plus de plateformes possibles (League pass, Netflix, Amazon, Twitch, Youtube, diffusions en clair etc...), la visibilité restera sous optimale.
Moi, sans les matchs de coupe de la ligue ou coupe de france sur France télé et la coupe intertoto sur RTL9 (il y a bien longtemps), jamais j'aurais eu l'occasion de suivre le FC Metz (ma famille s'en balance complètement

)... La première dose gratuite dans le sport ça marche pas mal.
Côté économique, je vois pas ce que les "autres" font qui ne "marche pas chez nous". Les clubs sont des entreprises et chacun gère ses affaires avec plus ou moins de talent et de réussite, avec ses forces et ses faiblesses et un cadre juridique et réglementaire propre. Je comprends pas vraiment le propos sur l'assainissement des comptes... Je comprends pas non-plus en quoi des états propriétaires sont nocifs à ce niveau.
Pareil pour les installations, c'est propre aux différents clubs et leur stratégie d'investissement, c'est pas un effet "foot français"... Je comprends pas trop non-plus...
Pour ce qui est de Jean-Michel Aulas, il a objectivement raison, sa fan base est bien plus importante que celle de beaucoup de clubs de L1 et il doit se douter du poids de son club niveau marketing et dans les audiences potentielles par rapport à la médiane de tous les clubs. Défendre l'OL c'est son droit comme c'est notre droit de nous réjouir quand ça va mal chez eux et qu'on peut leur passer une petite tape derrière la nuque

Et c'est le droit de tous les présidents de défendre leurs intérêts à la ligue.