Nestor la Foudre a écrit :champ d'or a écrit :Je viens de voir dans le RL que Mané est suspendu à Lens.
On peut d'ores et déjà considérer que le déplacement à Lens est foutu. Aucun autre élément n'étant capable de le suppléer je me demande comment on passera la ligne médiane autrement que pas des missiles sol-air de la défense.
On devrait déclarer forfait , non ?
-Hé bien! puisque vous le voulez,
Il faut donc me charger du crime.
Oui, vous avez raison lorsque vous m'immolez
À vos ressentiments en coupable victime;
Un trop juste dépit contre moi vous anime,
Et tout ce grand courroux qu'ici vous étalez
Ne me fait endurer qu'un tourment légitime;
C'est avec droit que mon abord vous chasse,
Et que de me fuir en tous lieux
Votre colère me menace:
Je dois vous être un objet odieux,
Vous devez me vouloir un mal prodigieux;
Il n'est aucune horreur que mon forfait ne passe,
D'avoir offensé vos beaux yeux.
C'est un crime à blesser les hommes et les Dieux,
Et je mérite enfin, pour punir cette audace,
Que contre moi votre haine ramasse
Tous ses traits les plus furieux.
Mais mon cœur vous demande grâce;
Pour vous la demander je me jette à genoux,
Et la demande au nom de la plus vive flamme,
Du plus tendre amour dont une âme
Puisse jamais brûler pour vous.
Si votre cœur, charmante Alcmène,
Me refuse la grâce où j'ose recourir,
Il faut qu'une atteinte soudaine
M'arrache, en me faisant mourir,
Aux dures rigueurs d'une peine
Que je ne saurais plus souffrir.
Oui, cet état me désespère:
Alcmène, ne présumez pas
Qu'aimant comme je fais vos célestes appas,
Je puisse vivre un jour avec votre colère.
Déjà de ces moments la barbare longueur
Fait sous des atteintes mortelles
Succomber tout mon triste cœur;
Et de mille vautours les blessures cruelles
N'ont rien de comparable à ma vive douleur.
Alcmène, vous n'avez qu'à me le déclarer:
S'il n'est point de pardon que je doive espérer,
Cette épée aussitôt, par un coup favorable,
Va percer à vos yeux le cœur d'un misérable,
Ce cœur, ce traître cœur, trop digne d'expirer,
Puisqu'il a pu fâcher un objet adorable:
Heureux, en descendant au ténébreux séjour,
Si de votre courroux mon trépas vous ramène,
Et ne laisse en votre âme, après ce triste jour,
Aucune impression de haine
Au souvenir de mon amour!
C'est tout ce que j'attends pour faveur souveraine.
Jupiter à Alcmène
Amphitryon, Acte2 scène6
Molière