Sale période que celle que nous vivons en ce moment.
J’ai connu dans cette tribune ouest mes premières émotions de supporters il y a plus de 35 ans.
J’ai aimé monté sur les barres de fer sous le toit et taper la toiture ou les plaques métalliques en haut de La Tribune pour faire rugir le stade et effrayer nos adversaires.
J’ai aimé les secondes qui suivaient les buts de nos joueurs et où toute La Tribune poussait jusqu’au grillage faisant céder les barres de fer susceptibles de freiner ces descentes.
J’ai aimé recherché mes chaussures après ces poussées enivrantes.
J’ai aimé grimpé aux filets derrière les buts comme on le voit encore aujourd’hui dans certains stades en Turquie et ambiances de folie.
J’ai aimé nos soirées européennes dans cette Tribune.
J’ai aimé lorsque nous jetions sur les buts des centaines de rouleaux de PQ ou rouleaux de tickets de caisse au moment où les joueurs rentraient sur le terrain, retardant ainsi le début du match pendant que nous mettions le feu à La Tribune.
J’ai aimé certains matchs en hiver où nous étions quelques centaines et que nous faisons un feu au milieu de La Tribune avec des journaux pour nous réchauffer car il faisait moins dix degrés.
J’ai aimé, j’ai aimé… tant de choses et même si la vie et mes valeurs m’ont conduit à aller dans La Tribune Est pour continuer à vivre cette folle passion, il n’en demeure pas moins que la disparition d’un groupe de supporters, quel qu’il soit, est toujours un mauvais présage. Surtout pour conclure une saison aussi destructrice que celle que nous vivons et l’année des 90 ans du Club.
Un anniversaire qui a le goût du pétard mouillé
