Glouglou a écrit :
Ludo, tu ne peux pas écrire "alors oui l’identité du club bla-bla-bla". C'est la base même du football, c'est le pourquoi tu te rends au stade, qui fait que t'y prends ton pied quand t'as l'odeur de saucisse mélangé à celle de l'huile de friture ou des arômes du houblon. Ton stade, si tu l'aimes, c'est parce qu'il regorge de souvenirs, de moments qui t'ont procuré des émotions. Aujourd'hui, la plus belle action du match, c'est quatre lance-flammes et un Graoully modélisé sur Paint. Les souvenirs des Messins, c'est Bocandé, Kurbos, Hinschberger ,Ettore, l'épopée 84, Curioni, Braun, Kastendeuch, Pirès, Meyrieu, Ribéry, Pjanic, la classe Gambardella, H.Diallo, I.Sarr et maintenant Mikautadze. Mais plus on avance, plus nos émotions se lient à un unique joueur et non plus à une équipe qui aurait une identité. Et ce phénomène se remarque bien avant l'arrivée de Boloni.
Par ailleurs, personne ne prend "plaisir à dénigrer gratuitement" le club. C'est du fantasme, ça. Ici, tout le monde aime le FC Metz . En revanche, on est en droit de demander des explications. De comprendre comment et pourquoi le club qui avait encore une très forte identité il y a 25 ans n'en possède plus du tout aujourd'hui. On ne reconnaît plus notre club. Et, ça, un supporter messin, il est tout à fait légitime pour s'en offusquer. Le reste du temps, ce même supporter, il scande des chants ou se rend au stade en encourageant l'équipe, bien qu'elle lui fasse honte. Ce n'est pas tout noir tout blanc. Cette manie de positionner sa réflexion en choisissant un camp, moi, c'est quelque chose qui me peine. De la nuance, mince.
Je suis d'accord dans le fond. Mais malheureusement, ce n'est pas spécifique au Fc Metz. C'est le cas dans tous les clubs, et je dirais même, les nations. Si le Fc Metz descend, ça n'empêchera à aucun joueur de dormir. Même chose pour Lorient ou Clermont.
Si on veut même pousser la réflexion plus loin, je dirais même que c'est sociétal, et que le football reflète la société.
Les gens sont de plus en plus déracinés. Sont de plus en plus nomades. Ils accordent de moins en moins d'importance à là d'où il viennent. Ils ne sont orientés que par la réussite et l'enrichissement personnel. Je parle surtout pour les jeunes générations. Elles ne s'identifient plus, ou de moins en moins, à une ville, une région voire même un pays. Ils sont de partout et nulle part à la fois.
Les clubs n'ont plus d'identité.
Pour en revenir aux nations, c'est pareil. Les binationaux choisissent le pays qu'ils vont représenter en fonction de l'opportunité sportive qui s'y trouve, pas pour attachement au pays.