Kent' a écrit :
On semble effectivement plus faible encore que les Arles-Avignon, Istres et autre Grenoble, ce qui n'était pourtant pas une mince affaire. C'est presque ironique qu'après toutes ces années à la tête du club, on finisse avec ce " statut " en dépit des objectifs annoncés et autres beaux discours dont nous aura gratifié Serin.
Vraiment plus que temps que son aventure se termine.
Et, dans le même temps, Istres et Arles on disparu tandis que Grenoble n'a plus goûté à la L1. C'est une donnée à prendre en compte.
Toujours dans le même temps, il faudrait compter le nombre de clubs qui ont été rachetés par un pays, un Etat, un riche homme d'affaires ou un ou plusieurs fonds d'investissement.
Alors, oui, Bernard est nul pour permettre à son club de se pérenniser en Ligue 1. Mais les autres aussi, puisqu'ils ont dû vendre leur club à :
- un Etat (PSG)
- un très riche homme d'affaires étranger (OM, OL, Monaco, Auxerre, Nice)
- un fonds ou consortium d'investissement (Strasbourg, Toulouse, Lorient, Lens, Lille, Le Havre)
Seul quelques clubs tiennent encore en appartenant à des propriétaires locaux (Rennes, Angers, Brest, Metz, Nantes et PFC, dans une certaine mesure)
Si Rennes et PFC possèdent de très gros investisseurs derrière eux, ce n'est pas le cas de Angers, Brest et Metz. Pour le moment, les deux premiers cités se pérennisent au premier échelon national, mais pour combien de temps ?
Je veux bien qu'on compare Metz à des clubs qui n'ont jamais réussi à retoucher une seule fois la Ligue 1, mais ça ne tient pas. Par ailleurs, on constate que le championnat n'appartient plus majoritairement à des propriétaires locaux et que cela se traduit -exceptions faites de Rennes et Paris FC (qui sont possédés par les hommes français les plus riches)-, par des saisons qu'on prend une à une, en espérant fortement ne pas finir dans la charrette. Nantes est constamment sur le fil et Angers/Brest n'ont aucune garantie pour les saisons à venir. Si ASSE et Troyes remontent, on aura là deux groupes étrangers en plus, avec pas mal de capital pour voir venir. Ça aide, quoi.
Oui, Serin pourrait faire largement mieux. Mais là aussi, même en faisant mieux, combien de temps ? On le sait tous et on s'aveugle, l'avenir du championnat, et bien que me désole, il est à la main de très gros investisseurs. Comme les deux premiers français sont pris, soit on continue avec un autre français qui aura peut-être des idées mais pas les moyens d'investir autant que les autres, soit on vend notre club à un fonds d'investissement, un riche homme d'affaires étranger ou un groupe qui possède déjà un gros club.
Personnellement, je préfère qu'on accepte d'être un club de seconde zone plutôt que de nourrir un peu plus cette machine infernale qu'est le capitalisme dans le milieu footballistique. Je n'en veux pas. On en a déjà assez. Et si cela passe par finir dernier de Ligue 1, pas grave. Après, oui, on peut tenter d'exister avec des idées, quelques saisons en Ligue 1, puis replonger en L2, et revenir, là encore quelques saisons.