messinmarseille a écrit :
ChickpeasAndLove a écrit :
Je trouve qu'on a beaucoup trop tendance à avoir confiance en Antonetti. Pour moi, ce n'est plus du tout l'homme de la situation. Ca l'était peut être à un moment de la saison passée (et encore, concernant les bons résultats à sa (re)prise de fonction, c'était peut être aussi la dynamique Vincent Hognon qui faisait encore vivre le groupe), mais aujourd'hui il me donne l'impression d'être vraiment à la ramasse.
C'est l'archétype de l'entraîneur qui n'a pas su évoluer avec son temps (à l'inverse d'un Sampaoli). Ce n'est pas pour rien si deux des trois équipes les plus chiantes à voir jouer sont Metz et Saint-Etienne, Puel comme Antonetti ne sont pas (de mon point de vue) des entraîneurs capables de se remettre en question, et ce sont (à part Sampaoli) les entraîneurs les plus âgés de Ligue 1. Et les différences entre ces deux gars et des Stephan (40, Stras), Haise (50, Lens), Battles (55, Troyes) ou Baticle (52, Angers), des clubs plus ou moins de notre championnat, sont assez énormes.
Pour moi, quelques choses s'est cassé au moment où Antonetti a affiché son manque d'ambition, alors que nous étions cinquième du championnat, en relativisant notre classement par rapport à notre budget, que l'Europe était "pas l'objectif", etc.
Et ça correspond parfaitement à ce que je dis. Oui, il a raison mais à un moment, quand l'équipe réalise sa meilleure saison depuis 20 ans, il faut laisser les joueurs rêver. Si au final, ils sont déçus : tant pis. Ca fait aussi grandir de découvrir ses propres faiblesses. Mais Antonetti avait annoncé la couleur "Si on ne fait pas une bonne saison, ce n'est pas de ma faute c'est celle des joueurs qui n'ont pas encore le niveau pour être dans le top 6-7".
La suite, on la connait. Une seule victoire depuis 8 mois, et contre un club qui est maintenant relégable en National à l'heure actuelle.
Un truc s'est cassé, c'est certain. Et Antonetti, par son manque d'ambition et de remise en question, continue de tout mettre sur le dos des joueurs. La raison, j'ai du mal à la comprendre, mais faire sortir des entrants au bout de 15 min, gueuler sur ses propres gars tout le long du match plutôt que de chercher à les mettre en valeur par un système de jeu moins "défensif" ou ne pas remettre en question ses certitudes font partie de cette mentalité de "vieil entraîneur" plus du tout en phase avec le football moderne.
Je pense que je ne suis pas le seul à ressentir cette frustration, et j'imagine que pour certains joueurs, elle est encore plus présente.
La cassure pour un mercenaire, c'est de ne pas avoir la carotte pour continuer. Le club n'a peut être pas voulu allonger les primes pour un top 5 alors on a fini la saison à ce moment là. Les mecs ne perdent pas leur football en 3 matchs, c'est volontairement qu'ils ont freiné et fait de la m****. Antonetti ou pas, quand un mec décide de ne plus jouer, tu fais quoi ?
Alors déjà, la cassure est arrivée quand Antonetti a commencé à faire ses discours défaitistes en mars dernier (autour du match de Lens si je me souviens bien). Ce n'est quand même pas anodin, vu que c'est à ce moment que la série de défaite à commencer.
J'ai du mal avec cette notion de "mercenaires", quand on a vu passer des mecs comme Gerreiro et Fleurival il y a à moins de 10 ans, j'ai franchement des difficultés à faire la comparaison avec des Centonze, Boulaya ou Boye. Mais soit.
Même en imaginant qu'ils ont le profil de "mercenaires", ils font la meilleure saison du club depuis 20 ans. Si le club avait été intelligent à la place de passer d'un discours "Centonze sera un jour en équipe de France" à "Faut être lucide, le top 6 n'est pas notre place" pour éviter de donner des primes à ses joueurs, il aurait utiliser la "carotte".
A l'heure actuelle, non seulement on aurait pu finir la saison en beauté avec un beau top 8, mais en plus le club aurait pu faire ses fameux transferts "prévu dans le budget" (qui aurait remboursé les primes).
Mais non, on a préféré jouer mou, "assurer le maintien" et continuer le 5-3-2 encore aujourd'hui avec une équipe démoralisée par un coach qui ne sait pas se remettre en question et qui se prend 2 buts par match contre Troyes et Clermont en jouant avec 8 joueurs à vocation défensive.