Re: [Fil Rouge] RC de Strasbourg
Publié : 23 avr. 2025, 01:51
édité "politique"
Une autre interprétation que la tienne du bilan 23/24....source toujours la fédération supporters du racing.
"Ces comptes 2023/2024 sont aussi l’occasion d’un premier bilan financier inquiétant de la gestion BlueCo au Racing. Avant l’arrivée de BlueCo, le club n’avait enregistré que deux exercices déficitaires sur six saisons en Ligue 1 (2019/2020 marqué par la crise sanitaire, et 2022/2023 à -3 M€). Sur ces six années, le Racing avait cumulé un bénéfice net de 10,4 M€, essentiellement grâce aux ventes de joueurs, nécessaires pour compenser l’explosion de la masse salariale (passée de 30,688 M€ en 2019/2020 à 51,225 M€ aujourd’hui).
Pour 2023/2024, si les recettes hors mutations restent relativement stables (grâce notamment au dernier versement CVC), les charges, elles, explosent de 40 %, passant de 76,122 M€ à 106,554 M€. Cette hausse spectaculaire est principalement due aux amortissements des transferts (17,254 M€) et aux honoraires d’agents et intermédiaires (6,705 M€). Ces deux postes de charges représentent, à eux seuls, plus de 36 % des recettes hors mutation du club (64,863 M€), montrant à quel point le Racing dépend désormais dangereusement de recettes exceptionnelles comme les ventes de joueurs pour équilibrer ses comptes. Résultat : un déficit opérationnel record de plus de 41,6 M€, partiellement réduit par les ventes de joueurs (Diallo, Bellegarde, Sels…), ramenant le déficit net final à -14,225 M€.
Le bilan révèle également une inquiétante dépendance envers BlueCo. La ligne « comptes courants d’actionnaires » atteint désormais 55 M€. Concrètement, il s’agit d’une avance consentie par BlueCo pour combler les déficits récurrents. Cette avance constitue une dette que le club devra impérativement rembourser sur ses futures recettes, notamment issues des transferts. En clair, les bénéfices futurs serviront d’abord à rembourser l’actionnaire plutôt qu’à financer le développement du Racing. Ce modèle tient tant que BlueCo injecte des liquidités, mais il menace gravement l’équilibre financier à long terme du club.
Ce modèle dangereux, observé ailleurs en France et en Europe, doit alerter les instances nationales (LFP, DNCG) et internationales (UEFA) afin de réglementer enfin ces pratiques risquées. Encore une fois, l’Allemagne montre la voie, où transparence, rigueur de gestion et ancrage local sont depuis longtemps exemplaires"
Une autre interprétation que la tienne du bilan 23/24....source toujours la fédération supporters du racing.
"Ces comptes 2023/2024 sont aussi l’occasion d’un premier bilan financier inquiétant de la gestion BlueCo au Racing. Avant l’arrivée de BlueCo, le club n’avait enregistré que deux exercices déficitaires sur six saisons en Ligue 1 (2019/2020 marqué par la crise sanitaire, et 2022/2023 à -3 M€). Sur ces six années, le Racing avait cumulé un bénéfice net de 10,4 M€, essentiellement grâce aux ventes de joueurs, nécessaires pour compenser l’explosion de la masse salariale (passée de 30,688 M€ en 2019/2020 à 51,225 M€ aujourd’hui).
Pour 2023/2024, si les recettes hors mutations restent relativement stables (grâce notamment au dernier versement CVC), les charges, elles, explosent de 40 %, passant de 76,122 M€ à 106,554 M€. Cette hausse spectaculaire est principalement due aux amortissements des transferts (17,254 M€) et aux honoraires d’agents et intermédiaires (6,705 M€). Ces deux postes de charges représentent, à eux seuls, plus de 36 % des recettes hors mutation du club (64,863 M€), montrant à quel point le Racing dépend désormais dangereusement de recettes exceptionnelles comme les ventes de joueurs pour équilibrer ses comptes. Résultat : un déficit opérationnel record de plus de 41,6 M€, partiellement réduit par les ventes de joueurs (Diallo, Bellegarde, Sels…), ramenant le déficit net final à -14,225 M€.
Le bilan révèle également une inquiétante dépendance envers BlueCo. La ligne « comptes courants d’actionnaires » atteint désormais 55 M€. Concrètement, il s’agit d’une avance consentie par BlueCo pour combler les déficits récurrents. Cette avance constitue une dette que le club devra impérativement rembourser sur ses futures recettes, notamment issues des transferts. En clair, les bénéfices futurs serviront d’abord à rembourser l’actionnaire plutôt qu’à financer le développement du Racing. Ce modèle tient tant que BlueCo injecte des liquidités, mais il menace gravement l’équilibre financier à long terme du club.
Ce modèle dangereux, observé ailleurs en France et en Europe, doit alerter les instances nationales (LFP, DNCG) et internationales (UEFA) afin de réglementer enfin ces pratiques risquées. Encore une fois, l’Allemagne montre la voie, où transparence, rigueur de gestion et ancrage local sont depuis longtemps exemplaires"