Re: [Fil rouge]Racing Club de Strasbourg
Publié : 07 mars 2010, 14:19
STRASBOURG : non-réinscription en championnat en 2010-2011 ???
Ce n’est pas encore officiel, mais ça ne saurait tarder : les trois administrateurs alsaciens, qui avaient accepté le 17 février de rester en poste tant que les tractations étaient en cours, vont démissionner. Léonard Specht, Dominique Pignatelli et Thierry Wendling rendront en principe leur tablier ce lundi, même si le second prend encore quelques précautions d’usage. « Nous étions restés pour faciliter la transition entre propriétaires et repreneurs régionaux. Si cette transition n’a pas lieu, donc s’il n’y a pas de renversement de tendance sous 48 heures, nous démissionnerons en signe de protestation virulente. J’ai personnellement poussé pour que les repreneurs augmentent leur offre, parce que lorsqu’on veut vraiment quelque chose, il faut parfois en payer le prix. Mais je constate que les négociations n’aboutissent pas et que Hilali et consorts n’ont pas la volonté de vendre. »
Si Léonard Specht est resté injoignable hier, Thierry Wendling a confirmé la démission imminente du trio. « Dominique et Léonard ont menacé de partir le 17 février lorsque le clan Fontenla a voulu m’évincer du CA. Ils se sont montrés solidaires. Après la réunion des Alsaciens ce samedi, Léo m’a appelé et demandé de démissionner. C’est ce que je vais faire. Je suis moi aussi solidaire d’eux. »
S.G.
Focus Quelles conséquences ?
La rupture totale des négociations pourrait avoir des conséquences rapides et fâcheuses pour les propriétaires du Racing. « Nous étions prêts à prendre en charge le déficit budgétaire et de trésorerie sur une saison à laquelle nous n’avions pas participé », rappelle Henri Ancel. « Nous avons donné une garantie bancaire sur les 3 millions. Eux voulaient un remboursement dès la signature de la vente. Nous réclamions au moins jusqu’à la fin mars pour peaufiner les modalités. Désormais, les propriétaires vont devoir faire face à leurs dépenses, notamment aux 250000 euros versés à Luc Dayan et Benoît Rousseau et au litige, bien plus important que les 100000 euros qu’ils proposaient en garantie, avec Julien Fournier. »
Plusieurs menaces pèsent directement sur la tête des actionnaires majoritaires : un, la suppression de la subvention municipale (900000 euros) qui pourrait porter le déficit 2009-2010 à 4 millions ; deux, la position d’une DNCG auquel le club doit présenter avant la mi-mars son bilan au 30 décembre 2009 et son plan de trésorerie au 30 juin 2010 qui incluait la fameuse subvention ; trois, l’ouverture de procédures d’alerte par les commissaires aux comptes ; quatre, la non-réinscription en championnat en 2010-2011. L’association support Racing amateur dispose en effet du numéro d’affiliation et peut, par lettre a priori déjà rédigée à poster avant le 31 mars, ne pas réengager le club la saison prochaine (Ndlr : sur les deux derniers points, voir l’interview d’Alain Fontenla ci-contre).
« Le couvercle va se refermer sur leur tête », prédit l’un des investisseurs alsaciens. Si tel est le cas, la situation des propriétaires va vite devenir plus intenable encore qu’aujourd’hui.
S.G.
(1) Direction Nationale du Contrôle de Gestion de la Ligue de Football Professionnel.
Ce n’est pas encore officiel, mais ça ne saurait tarder : les trois administrateurs alsaciens, qui avaient accepté le 17 février de rester en poste tant que les tractations étaient en cours, vont démissionner. Léonard Specht, Dominique Pignatelli et Thierry Wendling rendront en principe leur tablier ce lundi, même si le second prend encore quelques précautions d’usage. « Nous étions restés pour faciliter la transition entre propriétaires et repreneurs régionaux. Si cette transition n’a pas lieu, donc s’il n’y a pas de renversement de tendance sous 48 heures, nous démissionnerons en signe de protestation virulente. J’ai personnellement poussé pour que les repreneurs augmentent leur offre, parce que lorsqu’on veut vraiment quelque chose, il faut parfois en payer le prix. Mais je constate que les négociations n’aboutissent pas et que Hilali et consorts n’ont pas la volonté de vendre. »
Si Léonard Specht est resté injoignable hier, Thierry Wendling a confirmé la démission imminente du trio. « Dominique et Léonard ont menacé de partir le 17 février lorsque le clan Fontenla a voulu m’évincer du CA. Ils se sont montrés solidaires. Après la réunion des Alsaciens ce samedi, Léo m’a appelé et demandé de démissionner. C’est ce que je vais faire. Je suis moi aussi solidaire d’eux. »
S.G.
Focus Quelles conséquences ?
La rupture totale des négociations pourrait avoir des conséquences rapides et fâcheuses pour les propriétaires du Racing. « Nous étions prêts à prendre en charge le déficit budgétaire et de trésorerie sur une saison à laquelle nous n’avions pas participé », rappelle Henri Ancel. « Nous avons donné une garantie bancaire sur les 3 millions. Eux voulaient un remboursement dès la signature de la vente. Nous réclamions au moins jusqu’à la fin mars pour peaufiner les modalités. Désormais, les propriétaires vont devoir faire face à leurs dépenses, notamment aux 250000 euros versés à Luc Dayan et Benoît Rousseau et au litige, bien plus important que les 100000 euros qu’ils proposaient en garantie, avec Julien Fournier. »
Plusieurs menaces pèsent directement sur la tête des actionnaires majoritaires : un, la suppression de la subvention municipale (900000 euros) qui pourrait porter le déficit 2009-2010 à 4 millions ; deux, la position d’une DNCG auquel le club doit présenter avant la mi-mars son bilan au 30 décembre 2009 et son plan de trésorerie au 30 juin 2010 qui incluait la fameuse subvention ; trois, l’ouverture de procédures d’alerte par les commissaires aux comptes ; quatre, la non-réinscription en championnat en 2010-2011. L’association support Racing amateur dispose en effet du numéro d’affiliation et peut, par lettre a priori déjà rédigée à poster avant le 31 mars, ne pas réengager le club la saison prochaine (Ndlr : sur les deux derniers points, voir l’interview d’Alain Fontenla ci-contre).
« Le couvercle va se refermer sur leur tête », prédit l’un des investisseurs alsaciens. Si tel est le cas, la situation des propriétaires va vite devenir plus intenable encore qu’aujourd’hui.
S.G.
(1) Direction Nationale du Contrôle de Gestion de la Ligue de Football Professionnel.