Le Racing officiellement relégué en CFA
Moins de six jours pour vivre
http://www.dna.fr/fr/football/info/3455 ... pour-vivre
La notification de sa relégation administrative a été transmise au Racing hier. Le club a six jours pour faire appel. Un plan d'urgence, avec une contribution de Frédéric Sitterlé, est en préparation.
Frédéric Sitterlé (à gauche, avec Henri Ancel, au stade de la Meinau en mars dernier) : « Il est encore trop tôt pour parler du rôle que je pourrais avoir au club. Mais il est évident que deux millions d'euros est une grosse somme. » (Photos DNA - Michel Frison)
La menace continue de planer. Ainsi, le verdict de la DNCG a fini par atterrir dans la boîte aux lettres de la rue de l'Extenwoerth à la Meinau. Quelques sources au club indiquent que l'information aurait été transmise. « Ce matin », a rétorqué Jean-Claude Plessis hier. Dans tous les cas, cette notification officialise la relégation administrative, en CFA, du club relégué sportivement en National. Le président avait, depuis plusieurs jours, envisagé de faire appel. Il ne s'agit effectivement pas de traiter l'échéance à la légère. Dans le même processus et en dépit d'une aide sensible des collectivités locales (de l'ordre de 950 000 euros), le Sporting Club de Bastia a vu sa rétrogradation administrative confirmée en appel. Le club corse a fait appel devant le CNOSF, mais rien ne dit qu'il sera entendu.
La sanction est motivée par un déséquilibre financier
A son niveau, le Racing a six jours pour faire officiellement appel. « Ensuite, il faudra patienter une dizaine de jours », explique le n°1 du Racing, qui était à Paris toute la journée d'hier, précisant qu'il n'avait pas eu « de nouvelles des actionnaires ». En fait, ces derniers pourraient bien changer d'identité ou, du moins, accueillir un petit nouveau à leur côté. Car, la sanction de la DNCG est motivée par un déséquilibre financier qui est insupportable selon les canons du gendarme du foot français. « Il n'y a pas de surprise par rapport aux motifs de la relégation, poursuit Jean-Claude Plessis. La question des deux millions d'euros reste d'actualité. »
Sitterlé : « Je suis prêt à répondre en échange de contreparties »
Alors que les précédentes négociations pour l'éventuelle revente du club s'étaient achevées dans une curieuse impasse, un acteur majeur du clan des Alsaciens a renoué le contact avec celui des Londoniens, propriétaires du club. « Il y a eu un déjeuner avec le Maire, lundi et, depuis, je suis en relation régulière avec Jafar Hilali, a admis Frédéric Sitterlé. Il a besoin de deux millions d'euros. Je suis prêt à répondre à ce problème de financement en échange de contreparties. » Le jeune chef d'entreprise, principal investisseur dans le processus rachat orchestré à partir de décembre 2009 par Henri Ancel, mandaté par la Mairie, revient à la charge alors qu'on lui avait claqué la porte au nez, le 5 mars, après de longues semaines à discuter le bout de gras.
Sitterlé veut participer à la gestion du club
Les propriétaires du club restant injoignables ces derniers jours, on ne jurerait pas qu'ils n'opposent pas une fin de non recevoir à la main tendue à nouveau par Frédéric Sitterlé. « Jafar Hilali semble ouvert à la discussion, se contente de commenter ce dernier. Il est encore trop tôt pour parler du rôle que je pourrais avoir au club. Mais il est évident que deux millions d'euros est une grosse somme. » Et que l'investissement consenti ne le limiterait pas à un rôle subalterne. La position d'actionnaire minoritaire se révèle bien trop anecdotique dans l'organisation du Racing, Dominique Pignatelli ou Robert Lohr peuvent en témoigner. « L'idée de participer à la gestion du club accompagnerait la somme », conclut Frédéric Sitterlé. Dans une boutade, un acteur du Racing a lâché en souriant : « Comme c'est parti, on va attendre six jours pour faire appel ». Le jeu de faire tourner la montre aurait néanmoins de funestes effets désormais. La DNCG n'est guère indulgente avec les petits rigolos.
Fr.N.