Leçon d'optimisme
Jean-Claude Plessis a tenu hier à clarifier la situation après la décision défavorable rendue par la DNCG mercredi. Le président du Racing a indiqué qu'il y avait encore un dernier espoir de voir Marcio, Betsch, Abadie et Ahéyou intégrer l'effectif sous 48 h. Explications.
Chiffres à l'appui, Jean-Claude Plessis - ici aux côtés de Jean-Luc Witzel, le directeur sportif - espère obtenir gain de cause sous 48 h auprès de la LFP, pour qualifier les joueurs encore en attente. (Photo DNA - Laurent Réa)
Quand il n'y a plus d'espoir, reste... un dernier espoir. Tel est, in fine, le message délivré hier matin par Jean-Claude Plessis, après « la claque » prise mercredi.
En appel, la DNCG avait en effet décidé de ne qualifier aucun des joueurs strasbourgeois en attente d'homologation (*), malgré les départs de Mamadou Bah et Quentin Othon le dernier jour de mercato d'été
« La DNCG était complètement rigide »
« C'était une mauvaise surprise, expose le président, je pensais vraiment qu'on allait passer. Mais mardi, la DNCG était complètement rigide. On s'est battu comme des fous pour faire partir Bah et Othon et à la place, je n'ai aucun joueur qualifié. On s'est fait avoir, c'est injuste », a répété à plusieurs reprises un Jean-Claude Plessis « en colère ».
Et le président de se lancer dans une explication chiffrée pour étayer sa bonne foi. « La masse salariale est passée de 5,169 millions à 1,703 millions, ce qui prouve que nous avons fait de gros efforts financiers. Les salaires de Bah et Othon représentaient une somme de 260 000 € pour une saison. Ceux de Abadie, Marcio et Betsch, ce serait 130 000 € en tout », ajoute encore le président.
Du coup, ce dernier ne comprend pas pourquoi la DNCG a persisté dans son refus d'homologuer des joueurs dont les salaires « sont d'environ 3 000 € par mois ».
Pour lui, le gendarme financier de la Ligue de football n'a pas pris en compte, dans ses calculs, les départs intervenus lors du dernier jour du mercato. « Pourtant, Jean-Luc Witzel (le directeur sportif, ndlr) a fait un travail incroyable » pour trouver des portes de sortie aux gros salaires, a aussi tenu à rappeler Jean-Claude Plessis.
Ceci une fois posé, les dirigeants du Racing ont indiqué quelles démarches étaient désormais envisagées pour faire avancer cette situation ubuesque.
« Je me donne encore 48 h pour convaincre la LFP de qualifier mes joueurs. J'espère avoir une réponse positive pour un ou deux d'entre-eux. Une bonne surprise nous attend peut-être, car le départ d'Othon est l'élément nouveau qui peut les faire changer d'avis », souligne encore le président.
Si Anicet Eyenga est laissé libre - il n'a pas réellement convaincu Laurent Fournier -, tout comme Bill Tchato - qui n'avait pas encore signé -, Jean-Claude Plessis espère encore régulariser la situation de Jérémie Abadie, Jocelyn Ahéyou, Marcio et Yohan Betsch. Et si ce n'est pas le cas, « on ira au CNOSF, au moins pour le principe », ajoute le président.
Jean-Claude Plessis a aussi tenu à rappeler que, joueurs qualifiés ou non, « les objectifs du club restent les mêmes ».
«Arrêter d'être pessimiste»
« On veut être dans les cinq premiers à la trêve et on va y arriver, même si c'est avec des jeunes joueurs du centre », a martelé le président.
« Jouer la carte de la formation » et faire preuve de « solidarité », telles sont donc les deux solutions de secours, au cas où le dernier recours lancé par le Racing se transformerait en nouvelle déconvenue. « Il faut arrêter d'être pessimiste et de faire du catastrophisme, argue même Jean-Claude Plessis, le Racing ne s'en sort pas si mal ».
On aimerait le croire. Mais sur ce dernier point, le seul juge de paix sera le terrain. Et sur le pré, la bonne volonté affichée dans les bureaux risque de ne pas servir à grand-chose pour transformer un Racing diminué en une équipe apte à jouer la montée.
Barbara Schuster
(*) Yohan Betsch, Marcio, Jérémie Abadie, Jocelyn Ahéyou, Bill Tchato et Anicet Eyenga.