Ketkeo est à vendre
Depuis quelque temps, les dirigeants du RCS annoncent dans le milieu du foot qu’ils seront vendeurs de Billy Ketkeophomphone au prochain mercato d’hiver.
Billy Ketkeophomphone représente l’une des dernières valeurs marchandes du RCS. Le club cherche à le vendre au mercato d’hiver avant qu’il ne parte gratuitement en juin. Archives Thierry Gachon
Les informations circulent vite dans le microcosme footballistique. Confirmée par plusieurs agents bien implantés, mais aussi par des dirigeants de clubs français, celle annonçant la vente de Billy Ketkeophomphone au prochain mercato d’hiver s’est répandue comme une traînée de poudre ces derniers jours. Après avoir cédé cet été Magaye Gueye à Everton et Mamadou Bah à Stuttgart (pour un montant global de 2 millions d’euros), mais aussi prêté Quentin Othon à Châteauroux et Jean-Alain Fanchone à Arles-Avignon, le RCS a d’ores et déjà placé l’espoir franco-laotien sur la liste des joueurs transférables entre le 3 et le 31 janvier.
La raison en est simple : le jeune attaquant n’a paraphé au printemps dernier qu’un premier contrat pro d’une saison. Comme Mathlouthi (voir ci-dessus), il sera donc libre en juin et ne rapportera alors plus rien à son club formateur.
Son début de saison (3 buts, 2 passes décisives en National, 1 passe en Coupe de la Ligue) fait évidemment grimper sa cote. Mais le joueur n’est évidemment guère enclin à se précipiter. Dès le 1 er janvier, il pourra s’engager gracieusement où bon lui semble pour 2011-2012 et négocier des émoluments sans doute meilleurs - plus une prime à la signature - que si son futur club devait débourser une indemnité de transfert.
Une info qui engendre naturellement une question : comment des dirigeants peuvent-ils prétendre à la fois viser la remontée en Ligue 2 et vouloir se séparer de l’un de leurs deux joueurs les plus productifs à mi-saison ?
Supporters : la démarche de Hilali est-elle licite ? En annonçant sans en référer à personne son intention de fermer le quart de virage Nord-Ouest de la Meinau pour les trois prochains matches à domicile (nos précédentes éditions), Jafar Hilali a pris tout le monde de court. Mais n’est-il pas allé lui-même trop vite en besogne ? Sauf erreur de notre part, l’actionnaire majoritaire du RCS n’est que membre d’un directoire dirigé, pour quelques jours encore, par Jean-Claude Plessis. Et une décision de cette ampleur doit en principe recevoir l’aval de ce même directoire.
Or, ce dernier ne s’est pas réuni et n’a pas statué sur cet épineux dossier, d’autant moins d’ailleurs que le président-délégué Christophe Cornelie, qui en est le 3 e et dernier membre, est en vacances pour une quinzaine de jours. Rappelons qu’en cas d’égalité de votes, celui du président - Plessis donc - compte double. Si Hilali persiste à vouloir les chasser du kop, les UB 90 et le Kop Ciel et Blanc pourront peut-être plaider le vice de forme.
Le Club Central des Supporters ne s’en mêle pas. Présent hier matin à l’entraînement, Jean-Marie Blum, président du Club Central des Supporters, la section la plus importante en nombre, a tenu à faire savoir qu’il ne s’associait pas à l’action des Ultra Boys contre Jafar Hilali. « Ils ont voulu le provoquer. Il a réagi. Ce qui se passe aujourd’hui entre eux, nous ne voulons pas nous en mêler. Nous ne soutenons pas l’action des UB. Mais ça ne veut pas dire pour autant que nous soutenons Jafar Hilali. »
Janin aux Prud’hommes. Encore récemment en discussion, par avocats interposés, avec les dirigeants londoniens pour trouver une solution amiable après son limogeage en juin à un an du terme de son contrat, Pascal Janin vient de saisir la juridiction prud’homale. La direction du RCS ne lui a en effet pas fait la moindre offre d’indemnisation. Comme il s’y préparait, l’ancien coach va désormais réclamer devant le Conseil des Prud’hommes son dû, mais aussi sans doute des dommages et intérêts. La somme maximale qu’il pourrait obtenir avoisine les 200 000 euros.
S.G.
Faute grave pour Plessis ?
En instance de départ, le président Jean-Claude Plessis va-t-il être licencié pour faute grave alors qu’il doit en principe négocier une séparation amiable avec Jafar Hilali jeudi à Paris ?
Personne n’a pu ou voulu confirmer la nouvelle. À quelques jours de son départ du Racing, annoncé en exclusivité dans « L’Alsace » du 3 octobre, Jean-Claude Plessis court-il le risque d’être licencié pour faute grave ? Le bruit en a couru hier en fin de matinée, sans pouvoir être vérifié.
Jafar Hilali aurait cependant confié à des proches vouloir virer son 3 e président - en dix mois seulement - pour « faute grave », en s’appuyant sur les déclarations médiatiques de Jean-Claude Plessis (notre édition de dimanche). « Pas au courant », s’est simplement borné à indiquer ce dernier, resté ce lundi à Toulouse avant de partir aujourd’hui pour Paris et d’aller assister au match du RCS à Pacy demain, « Pour l’instant, j’en reste à ce qui était prévu : nous devons discuter avec Jafar d’une séparation amiable jeudi à Paris. »
Si la situation devait se détériorer, ce licenciement pour « faute grave » viendrait s’ajouter à une liste de litiges qui ne cesse de s’allonger et pour lesquels il faudra bien un jour régler l’addition, sauf dépôt de bilan dans l’intervalle : les ex-présidents Julien Fournier et Luc Dayan, l’ancienne attachée de direction Valérie Bonjour, l’ex-préparateur physique Jean-Claude Thiry et, plus récemment, l’ex-coach Pascal Janin (voir par ailleurs). Sans parler des indemnités versées aux cinq licenciés économiques.