belobog a écrit :
Jahstrad a écrit :
Le principe de la justice c’est qu’une fois que les gens ont été condamnés et ont payé, leurs méfaits sont du passé…
Condamné un jour, condamné à vie c’est juste degueulasse comme manière de penser.
Vous ou un proche fait une connerie et à une condamnation, vous souhaitez qu’ils payent à vie et être considéré jusqu’au dernier souffle comme un malfrat comme quelqu’un qui a les mains sales ?
La justice est justement ce qui permet de passer à autre chose via réparation, limitation, etc.
Cher Jahstrad, ce que tu dis est à la fois extrêmement juste sur le plan des principes... et assez difficilement praticable d'un point de vue de l'acceptabilité sociale. Du moins pour certaines infractions / certaines situations
Parfois, il y a une dimension morale qui rentre dans l'équation (ex : B. Cantat avait-il le "droit" de rechanter après ce qu'il avait fait, même ayant purgé sa peine ?). Souvent, il y a aussi la question du risque de récidive (un délinquant sexuel une fois libéré n'inspirera jamais vraiment confiance dans le quartier où il s'installera)
Dans le cas présent, c'est encore différent : les faits reprochés sont liés à l'activité professionnelle et mettent en cause sa "déontologie". Si la justice (ou un ordre professionnel) n'ont pas jugé nécessaire de prononcer une peine complémentaire d'interdiction d'exercer une profession, il est en effet parfaitement en droit de continuer celle-ci. Pour autant, tu ne pourras jamais empêcher un certain nombre de personnes d'avoir des doutes sur sa probité future... A tort ou à raison d'ailleurs
Je précise pour éviter tout malentendu que je suis moi-même pour le "droit à l'oubli" lorsqu'une condamnation a été purgée (et donc que je rejoins ton idée première). Mais encore une fois, ça me semble de plus en plus difficilement praticable pour certaines infractions, surtout avec le développements du numérique où tout peut se retrouver facilement, même des décennies plus tard.
Après, ça n'a jamais empêché quelques responsables politiques d'être régulièrement réélus, malgré un nombre impressionnant de casseroles.
(Désolé pour ce HS)
Je sais bien que niveau acceptation sociale ce n’est pas intégré ni systématique chez tout le monde.
Acter du passer douteux ok pas de souci mais présumer que le club va devenir une mafia… non.
Et les discours du genre « ça me gêne que quelqu’un qui a la main sale vienne » je respecte l’avis bien que ne le partageant absolument pas, mais franchement à ce compte là qui du domaine public, de la sphère privé peut se vanter d’avoir les mains « propres »… entre ce qui est connu et ou il y a eu procès, ce qui est connu mais sans procès avec des magouilles, de l’influence etc et ce qui n’est pas connu car pas vu pas pris … pensez vous que des gens parfaitement propres existent vraiment ?
Enfin voilà ;) merci pour ta contribution certes HS mais intéressante :)