Toni Truand a écrit :loul tout le monde se casse. Doit y avoir un problème non? Ah ça on a un super coach! Tout le monde veut bosser avec lui... ?
Républicain Lorrain
Handball | Metz Handball
par Marjorie BEURTON.
publié le 27/04/2012
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Gardillou : c’est fini !
Il avait une clause libératoire, devait se prononcer sur son avenir avant le 30 avril. Son président Thierry Weizman l’a pris de court, hier : l’entraîneur messin Sébastien Gardillou n’est pas reconduit dans ses fonctions.
Dans quinze jours, il ne sera plus l’entraîneur de Metz Handball. Après deux saisons sur le banc messin, Sébastien Gardillou a été remercié, hier, par son président. Cela trottait dans la tête de Thierry Weizman depuis quelques semaines. Depuis qu’il pressentait que son armoire à trophées resterait vide pour l’exercice 2011-2012. Depuis que le Dr Weizman reçoit à son cabinet les internationales françaises une à une, bien décidées à quitter le nid autrefois si douillet.
GRAND ANGLE
Y a-t-il un problème Gardillou ? Est-il le seul responsable de la saison blanche et des six départs à venir ? Pourquoi est-il le seul à trinquer ?
Cette semaine, après sa lourde défaite à Arvor (32-18) en demi-finale aller du championnat, le coach lorrain avait même été très étonné des messages de soutien des Messins. « D’habitude, ici, les gens sont plus souvent déçus que solidaires dans l’échec. A Metz, le poids des trophées est lourd mais il faut comprendre que ce n’est pas la vitrine qui nous fait avancer ! »
Lui s’arrêtera le 12 mai, après très probablement un match de classement pour les places 3 et 4 contre Toulon ou Issy-Paris. Alors, il sera temps de lui chercher un successeur, de penser à reconstruire sans Allison Pineau, Amandine Leynaud, Claudine Mendy, Marion Limal ou encore Katty Piéjos, les cinq internationales françaises qui ont décidé de plier bagage. La dernière rescapée des Bleues est Nina Kanto (lire ci-dessous). Une seule internationale à Metz, le pivot mosellan n’a jamais connu ça !
Un problème humain mais pas que...
Si Leynaud et Pineau ont des raisons professionnelles solides de s’en aller, les trois autres n’ont, à nos yeux, jamais trouvé leur place aux côtés de Gardillou. Limal attend toujours d’être mise en confiance. Mendy, elle, est venue en Lorraine pour lui et part, sans doute, un peu à cause de lui. La jeune arrière a connu son patron au Pôle espoirs à Chartres, elle était alors adolescente. Sébastien Gardillou a toujours été plus exigeant avec l’arrière, qui s’est souvent braquée, incapable d’exercer l’étendue de son talent. Quant à Piéjos, blessée depuis septembre, elle n’a pas pris part à la vie collective durant sa rééducation. Pourtant elle a répété aimer ce club, qui la chouchoute depuis 2004, et vouloir s’investir pour lui. L’homme aux commandes l’a-t-elle découragée ?
Sébastien Gardillou a également peiné Jean Piétrala. L’entraîneur des gardiennes a un temps été dans son collimateur. Le coach avait décrété vouloir un adjoint – un vrai – sur le banc et non un spécialiste des cages. Que Jean Piétrala se rassure, il fait partie des meubles et il conseillera bien Laura Glauser, Gervaise Pierson et Déborah Dangueuger l’an prochain. Le problème Gardillou serait donc humain mais pas que… Il est jeune (36 ans) et a pu manquer d’expérience. Pourtant, il est plein de bonne volonté et voulait révolutionner le handball messin et dépoussiérer la méthode française. « J’ose, je table sur la formation à l’image de Györ ou Podgorica. Il ne faut pas reproduire l’exemple d’Hypo Niederösterreichqui est en train de mourir et qui a vécu des années à brandir ses trophées (8 fois vainqueur de la Ligue des Champions de 1989 à 2000). » Celui dont le modèle est Evgeny Trefilov, le sélectionneur de l’équipe féminine de Russie, a parfois tenté, à l’image de son mentor, de hurler, de la jouer brut de décoffrage. Hier, Thierry Weizman lui a coupé le sifflet.