Re: Le topic de l'arbitrage !
Publié : 11 août 2013, 07:48
La colère des arbitres sur le net
Ils adressent un carton rouge à la violence et réclament plus de sévérité dans les sanctions : sur la Toile, les arbitrent montent
Ils se décrivent simplement comme un « groupe d’arbitres lorrains en colère ». Ils sont une quarantaine à s’être ligués sur le net, par le biais des réseaux sociaux, pour protester contre la répétition des incivilités et actes de violence commis à leur encontre lors de certains matches. Pour autant, ils ne citeront aucun club, pas plus qu’ils ne déclineront leur identité « pour éviter d’envenimer les choses. »
« Encore dernièrement, des décisions prises par certains clubs nous ont laissés sans voix. Ce qui ne passe vraiment plus, c’est le laxisme des instances dirigeantes : comités de direction des différents districts, de la Ligue de Lorraine ou même des dirigeants de clubs », raconte cet homme qui reste passionné de football, même s’il estime aujourd’hui que c’est au sein de ce sport qu’on retrouve le plus d’incivilités.
« On a tous connu des sorties difficiles, mais là, ça devient systématique ! , décrit-il. On cherche à nous impressionner, ce sont des insultes – de la part des joueurs comme du public –, voire des coups. » De plus, l’homme confie qu’un arbitre se sent régulièrement isolé : « Quand un joueur commet une erreur, les autres le soutiennent et on passe rapidement à autre chose. A contrario, on ne pardonne rien à un arbitre. On se retrouve alors seul, dans sa voiture au retour d’un match, à cogiter : est-ce que ma décision était juste ? Leur colère est-elle justifiée ? Ça nous poursuit chez nous, sur nos lieux de travail. »
Plus de 320 signatures en dix jours
Totalement démunis, les arbitres espèrent au moins trouver un soutien de la part de leur hiérarchie. « Des suspensions de deux ou trois mois, c’est un peu léger ! Et il ne faut pas croire que c’est partout pareil : dans le district de Belfort, un homme a été interdit de licence sportive pendant 20 ans. Une demande a même été faite pour que cette sanction soit valable à l’étranger, car il habite près de la Suisse. Voilà jusqu’où on peut aller ! »
Le groupe d’arbitre a décidé d’aller jusqu’au bout de sa démarche, imaginant une lettre ouverte (sur le net) doublée d’une pétition. Lancée il y a une dizaine de jours, elle a déjà rassemblé plus de 320 signatures.
Ils adressent un carton rouge à la violence et réclament plus de sévérité dans les sanctions : sur la Toile, les arbitrent montent
Ils se décrivent simplement comme un « groupe d’arbitres lorrains en colère ». Ils sont une quarantaine à s’être ligués sur le net, par le biais des réseaux sociaux, pour protester contre la répétition des incivilités et actes de violence commis à leur encontre lors de certains matches. Pour autant, ils ne citeront aucun club, pas plus qu’ils ne déclineront leur identité « pour éviter d’envenimer les choses. »
« Encore dernièrement, des décisions prises par certains clubs nous ont laissés sans voix. Ce qui ne passe vraiment plus, c’est le laxisme des instances dirigeantes : comités de direction des différents districts, de la Ligue de Lorraine ou même des dirigeants de clubs », raconte cet homme qui reste passionné de football, même s’il estime aujourd’hui que c’est au sein de ce sport qu’on retrouve le plus d’incivilités.
« On a tous connu des sorties difficiles, mais là, ça devient systématique ! , décrit-il. On cherche à nous impressionner, ce sont des insultes – de la part des joueurs comme du public –, voire des coups. » De plus, l’homme confie qu’un arbitre se sent régulièrement isolé : « Quand un joueur commet une erreur, les autres le soutiennent et on passe rapidement à autre chose. A contrario, on ne pardonne rien à un arbitre. On se retrouve alors seul, dans sa voiture au retour d’un match, à cogiter : est-ce que ma décision était juste ? Leur colère est-elle justifiée ? Ça nous poursuit chez nous, sur nos lieux de travail. »
Plus de 320 signatures en dix jours
Totalement démunis, les arbitres espèrent au moins trouver un soutien de la part de leur hiérarchie. « Des suspensions de deux ou trois mois, c’est un peu léger ! Et il ne faut pas croire que c’est partout pareil : dans le district de Belfort, un homme a été interdit de licence sportive pendant 20 ans. Une demande a même été faite pour que cette sanction soit valable à l’étranger, car il habite près de la Suisse. Voilà jusqu’où on peut aller ! »
Le groupe d’arbitre a décidé d’aller jusqu’au bout de sa démarche, imaginant une lettre ouverte (sur le net) doublée d’une pétition. Lancée il y a une dizaine de jours, elle a déjà rassemblé plus de 320 signatures.