R.L. 15/06 - Question numéros 1
Publié : 16 juin 2010, 03:58
Voilà une question essentielle qui accompagnera probablement le FC Metz sur le chemin estival de sa troisième campagne d’affilée en Ligue 2 : à quel gardien seront confiées les cages cette saison ? A cette heure, l’incertitude financière entourant l’avenir du club vient s’ajouter à celle du terrain, rendant ici une réponse immédiate difficile, sinon impossible.
En l’état actuel des choses, deux possibilités concrètes s’offrent à Dominique Bijotat, nouvel entraîneur, en terme de gardien. La première se nomme Christophe Marichez, à Metz depuis 2005. La seconde repose sur Joris Delle, pur produit du centre de formation grenat, professionnel depuis 2007. Reste, enfin, la piste Oumar Sissoko, auteur de périodes d’intérim probantes cette saison. Mais là, le point d’interrogation grossit de jour en jour : à une semaine de la reprise, le contrat du gardien malien n’a toujours pas été prolongé.
Marichez, la carte de l’expérience
Le débat ne date pas d’hier et il ne devrait pas tarder à revenir sur la table : Christophe Marichez doit-il conserver sa place dans les buts ? L’âge du capitaine, il fêtera ses trente-six ans en décembre prochain, a souvent été avancé par les partisans de son remplacement. On nous permettra de douter de la pertinence de cet argument aux yeux de ceux qui seront chargés de trancher dans le vif d’ici à quelques semaines.
Il serait d’ailleurs ici intéressant d’en savoir un peu plus sur les motivations qui, en amont de l’échec sportif, ont conduit les décideurs messins à prolonger d’une saison le contrat de leur gardien. Ont-ils estimé que la relève n’était pas encore prête ? Ont-ils ainsi d’emblée marqué leur préférence pour le choix de l’expérience ? La relecture attentive du film de la saison passée pourrait, depuis, avoir modifié les données. Sans remettre en cause la qualité des services rendus par Christophe Marichez et son implication, il faut reconnaître que sa dernière saison sous le maillot messin n’a pas été la plus aboutie. Blessé à deux reprises, il avait alors été remplacé par Oumar Sissoko.
Sissoko : par ici la sortie ?
Le bilan de ce dernier s’est avéré plutôt positif : Metz a remporté neuf des dix matches disputés avec l’international malien de vingt-deux ans dans ses buts. Cela n’a pas suffi à la réussite de l’opération accession, certes. Mais cela n’a surtout pas suffi à l’intéressé pour bénéficier d’une prolongation de contrat. Au club depuis 2003, sa collaboration arrivera normalement à échéance dans une petite quinzaine de jours.
Les dernières prises de pouls du côté de Saint-Symphorien laissent en effet penser que l’intention exprimée par les dirigeants de conserver le gardien dans leur effectif ne connaîtra pas de lendemain. « Ça va être difficile », reconnaissait Joël Muller, pas plus tard qu’avant-hier. Laissé dans l’attente par ses dirigeants, le Malien pourrait rapidement décider de se tourner vers d’autres horizons. Et on pourra difficilement le lui reprocher.
Delle, le pari de la jeunesse
Oumar Sissoko ignoré, Romain Ruffier non reconduit, Joris Delle se présente aujourd’hui comme la seule véritable alternative possible à Christophe Marichez. Le gardien n’a fait qu’une seule apparition chez les professionnels cette saison, à Istres, où il a regardé le match du banc des remplaçants. Le reste du temps, Joris Delle l’a passé dans les buts de l’équipe réserve de José Pinot, sacré championne de son groupe en CFA 2 et autorisée à rejoindre le CFA quitté un an plus tôt.
A vingt ans, la logique voudrait qu’on lui permette désormais de franchir un palier, perspective qui collerait d’ailleurs avec la volonté si farouchement affichée par le président Bernard Serin et ses collaborateurs d’associer la jeunesse messine au chantier de l’avenir. A Joris Delle, sous contrat jusqu’en 2013, de les convaincre de passer à l’acte. « Je suis motivé à 200%. A moi de m’imposer », explique l’intéressé. Et si l’heure d’une véritable concurrence au poste de gardien était enfin venue à Metz ?
Cédric BROUT.
En l’état actuel des choses, deux possibilités concrètes s’offrent à Dominique Bijotat, nouvel entraîneur, en terme de gardien. La première se nomme Christophe Marichez, à Metz depuis 2005. La seconde repose sur Joris Delle, pur produit du centre de formation grenat, professionnel depuis 2007. Reste, enfin, la piste Oumar Sissoko, auteur de périodes d’intérim probantes cette saison. Mais là, le point d’interrogation grossit de jour en jour : à une semaine de la reprise, le contrat du gardien malien n’a toujours pas été prolongé.
Marichez, la carte de l’expérience
Le débat ne date pas d’hier et il ne devrait pas tarder à revenir sur la table : Christophe Marichez doit-il conserver sa place dans les buts ? L’âge du capitaine, il fêtera ses trente-six ans en décembre prochain, a souvent été avancé par les partisans de son remplacement. On nous permettra de douter de la pertinence de cet argument aux yeux de ceux qui seront chargés de trancher dans le vif d’ici à quelques semaines.
Il serait d’ailleurs ici intéressant d’en savoir un peu plus sur les motivations qui, en amont de l’échec sportif, ont conduit les décideurs messins à prolonger d’une saison le contrat de leur gardien. Ont-ils estimé que la relève n’était pas encore prête ? Ont-ils ainsi d’emblée marqué leur préférence pour le choix de l’expérience ? La relecture attentive du film de la saison passée pourrait, depuis, avoir modifié les données. Sans remettre en cause la qualité des services rendus par Christophe Marichez et son implication, il faut reconnaître que sa dernière saison sous le maillot messin n’a pas été la plus aboutie. Blessé à deux reprises, il avait alors été remplacé par Oumar Sissoko.
Sissoko : par ici la sortie ?
Le bilan de ce dernier s’est avéré plutôt positif : Metz a remporté neuf des dix matches disputés avec l’international malien de vingt-deux ans dans ses buts. Cela n’a pas suffi à la réussite de l’opération accession, certes. Mais cela n’a surtout pas suffi à l’intéressé pour bénéficier d’une prolongation de contrat. Au club depuis 2003, sa collaboration arrivera normalement à échéance dans une petite quinzaine de jours.
Les dernières prises de pouls du côté de Saint-Symphorien laissent en effet penser que l’intention exprimée par les dirigeants de conserver le gardien dans leur effectif ne connaîtra pas de lendemain. « Ça va être difficile », reconnaissait Joël Muller, pas plus tard qu’avant-hier. Laissé dans l’attente par ses dirigeants, le Malien pourrait rapidement décider de se tourner vers d’autres horizons. Et on pourra difficilement le lui reprocher.
Delle, le pari de la jeunesse
Oumar Sissoko ignoré, Romain Ruffier non reconduit, Joris Delle se présente aujourd’hui comme la seule véritable alternative possible à Christophe Marichez. Le gardien n’a fait qu’une seule apparition chez les professionnels cette saison, à Istres, où il a regardé le match du banc des remplaçants. Le reste du temps, Joris Delle l’a passé dans les buts de l’équipe réserve de José Pinot, sacré championne de son groupe en CFA 2 et autorisée à rejoindre le CFA quitté un an plus tôt.
A vingt ans, la logique voudrait qu’on lui permette désormais de franchir un palier, perspective qui collerait d’ailleurs avec la volonté si farouchement affichée par le président Bernard Serin et ses collaborateurs d’associer la jeunesse messine au chantier de l’avenir. A Joris Delle, sous contrat jusqu’en 2013, de les convaincre de passer à l’acte. « Je suis motivé à 200%. A moi de m’imposer », explique l’intéressé. Et si l’heure d’une véritable concurrence au poste de gardien était enfin venue à Metz ?
Cédric BROUT.