RL 02/01Dominique Bijotat : « Notre équipe est trop moyenne"
Publié : 02 janv. 2011, 07:00
La trêve qui s’achève n’a pas changé son constat : à mi-parcours de la saison, l’entraîneur messin, Dominique Bijotat, estime que son équipe, avant-dernière du championnat, manque de caractère.
Nommé le 4 juin 2010 à la tête d’une équipe messine qui avait manqué la marche de l’accession en Ligue 1 quelques semaines plus tôt, Dominique Bijotat est aujourd’hui aux commandes d’une formation appelée à se battre jusqu’au bout pour ne pas faire partie du convoi de la relégation. A l’aube d’un mois de janvier « déterminant », le successeur d’Yvon Pouliquen prend le temps de regarder dans le rétro de ses sept premiers mois d’activité à Saint-Symphorien…
• Dominique Bijotat, après ces quelques jours de vacances, à froid, quel regard portez-vous sur la première partie de saison du FC Metz ? « Il n’a pas changé par rapport à celui que je faisais à l’issue de notre match à Nîmes ( le 21 décembre, défaite messine 2-0). Je pense que chacun fait le maximum, mais que ce n’est pas encore assez. Notre situation comptable est là pour le prouver. Nous ne sommes pas allés au bout de nous-mêmes. Notre niveau n’est peut-être pas celui suggéré par notre avant-dernière place, mais il est bel et bien celui d’une équipe qui devra se battre jusqu’au bout pour le maintien. C’est bien beau d’en avoir conscience, mais maintenant il faut passer aux actes. »
• Votre équipe n’a pourtant jamais semblée dépassée par ses adversaires… « C’est vrai, oui, mais voilà, nous sommes dix-neuvièmes et cela reflète un groupe qui manque de caractère, qui a toujours besoin d’être rappelé à l’ordre. A force, c’est usant. Ce petit plus qui doit parfois permettre de faire basculer une rencontre en notre faveur, nous ne l’avons pas. Nous finissons toujours par plier. Il nous manque cette capacité à être décisifs. »
« Pas du tout, mais pas du tout »
• Comment croire que ce problème trouvera bientôt sa solution ? « Il faut espérer que ces quelques jours de récupération psychologique auront fait du bien à tout le monde. Et puis on peut également penser que l’arrivée d’un ou deux joueurs permettra de débloquer ce qui nous empêche d’avancer. »
• Votre victoire à Boulogne-su-Mer et la qualification en Coupe de France, tout cela n’était donc qu’un feu de paille ? « Je ne sais pas. Je sais en revanche que je n’ai pas du tout, mais pas du tout aimé ce que j’ai vu à Nîmes. On peut toujours dire que les soucis que nous avons rencontrés pour nous rendre dans le Gard n’ont pas joué en notre faveur, mais moi, je n’aime pas chercher des excuses. Nous n’avons pas eu l’attitude qu’impose notre classement. Quinze jours après notre succès à Boulogne, j’ai eu la sensation que nous n’avions toujours rien compris. Je vais en parler avec les joueurs à la rentrée. Je veux comprendre ce qui s’est passé. »
• A l’heure de la trêve, vous aviez signifié votre attente en matière de renforts. Pour l’heure, seul Mathieu Duhamel est arrivé, en provenance de Troyes. Que savez-vous de cet attaquant ? « Je le suis depuis deux ans. Il a très bien réussi en National. C’est un garçon qui ne lâche rien, il a le tempérament pour nous aider. »
• Il ne pourra pas le faire en Coupe de France ( Troyes a demandé à ce que le joueur ne soit pas aligné le 8 janvier)… « No comment. »
« Je ne me désolidarise pas »
• Attendez-vous d’autres joueurs ? « Si nous en avons les moyens, nous devrons nous renforcer. Notre équipe est trop moyenne, et lorsqu’elle n’est pas "dedans", comme à Nîmes, elle devient carrément très, très moyenne. »
• A l’instar de Thibaut Bourgeois, d’autres joueurs sont-ils susceptibles d’être prêtés ? « Concernant Thibaut, les choses risquent de se compliquer en raison de sa blessure au pied. Pour le reste, deux ou trois joueurs sont venus me voir pour me dire qu’il serait peut-être préférable pour eux d’être prêtés. »
• Pour avoir davantage de temps de jeu ? « Il faut arrêter avec ça. Si le type est performant, il aura du temps de jeu. »
• A titre personnel, vous sentez-vous menacé ? « Mon avenir est tributaire des résultats, je le sais. Mais je ne peux pas répondre à cette question. Il faut la poser à ceux qui décident. Ceci étant dit, je ne suis pas idiot : je sais que la situation deviendra difficile pour les dirigeants si les mauvais résultats perdurent. Mais tout cela, ce n’est pas ma priorité : je ne veux pas faire passer ma personne avant l’équipe. »
• Vous sentez-vous responsable ? « Oui, évidemment. Je ne me désolidarise pas de mon équipe. »
• En ce début d’année, que peut-on vous souhaiter, à vous et vos joueurs ? « Beaucoup de réussite. Et surtout de laisser le club en Ligue 2. »
Cédric BROUT.
Publié le 02/01/2011
Nommé le 4 juin 2010 à la tête d’une équipe messine qui avait manqué la marche de l’accession en Ligue 1 quelques semaines plus tôt, Dominique Bijotat est aujourd’hui aux commandes d’une formation appelée à se battre jusqu’au bout pour ne pas faire partie du convoi de la relégation. A l’aube d’un mois de janvier « déterminant », le successeur d’Yvon Pouliquen prend le temps de regarder dans le rétro de ses sept premiers mois d’activité à Saint-Symphorien…
• Dominique Bijotat, après ces quelques jours de vacances, à froid, quel regard portez-vous sur la première partie de saison du FC Metz ? « Il n’a pas changé par rapport à celui que je faisais à l’issue de notre match à Nîmes ( le 21 décembre, défaite messine 2-0). Je pense que chacun fait le maximum, mais que ce n’est pas encore assez. Notre situation comptable est là pour le prouver. Nous ne sommes pas allés au bout de nous-mêmes. Notre niveau n’est peut-être pas celui suggéré par notre avant-dernière place, mais il est bel et bien celui d’une équipe qui devra se battre jusqu’au bout pour le maintien. C’est bien beau d’en avoir conscience, mais maintenant il faut passer aux actes. »
• Votre équipe n’a pourtant jamais semblée dépassée par ses adversaires… « C’est vrai, oui, mais voilà, nous sommes dix-neuvièmes et cela reflète un groupe qui manque de caractère, qui a toujours besoin d’être rappelé à l’ordre. A force, c’est usant. Ce petit plus qui doit parfois permettre de faire basculer une rencontre en notre faveur, nous ne l’avons pas. Nous finissons toujours par plier. Il nous manque cette capacité à être décisifs. »
« Pas du tout, mais pas du tout »
• Comment croire que ce problème trouvera bientôt sa solution ? « Il faut espérer que ces quelques jours de récupération psychologique auront fait du bien à tout le monde. Et puis on peut également penser que l’arrivée d’un ou deux joueurs permettra de débloquer ce qui nous empêche d’avancer. »
• Votre victoire à Boulogne-su-Mer et la qualification en Coupe de France, tout cela n’était donc qu’un feu de paille ? « Je ne sais pas. Je sais en revanche que je n’ai pas du tout, mais pas du tout aimé ce que j’ai vu à Nîmes. On peut toujours dire que les soucis que nous avons rencontrés pour nous rendre dans le Gard n’ont pas joué en notre faveur, mais moi, je n’aime pas chercher des excuses. Nous n’avons pas eu l’attitude qu’impose notre classement. Quinze jours après notre succès à Boulogne, j’ai eu la sensation que nous n’avions toujours rien compris. Je vais en parler avec les joueurs à la rentrée. Je veux comprendre ce qui s’est passé. »
• A l’heure de la trêve, vous aviez signifié votre attente en matière de renforts. Pour l’heure, seul Mathieu Duhamel est arrivé, en provenance de Troyes. Que savez-vous de cet attaquant ? « Je le suis depuis deux ans. Il a très bien réussi en National. C’est un garçon qui ne lâche rien, il a le tempérament pour nous aider. »
• Il ne pourra pas le faire en Coupe de France ( Troyes a demandé à ce que le joueur ne soit pas aligné le 8 janvier)… « No comment. »
« Je ne me désolidarise pas »
• Attendez-vous d’autres joueurs ? « Si nous en avons les moyens, nous devrons nous renforcer. Notre équipe est trop moyenne, et lorsqu’elle n’est pas "dedans", comme à Nîmes, elle devient carrément très, très moyenne. »
• A l’instar de Thibaut Bourgeois, d’autres joueurs sont-ils susceptibles d’être prêtés ? « Concernant Thibaut, les choses risquent de se compliquer en raison de sa blessure au pied. Pour le reste, deux ou trois joueurs sont venus me voir pour me dire qu’il serait peut-être préférable pour eux d’être prêtés. »
• Pour avoir davantage de temps de jeu ? « Il faut arrêter avec ça. Si le type est performant, il aura du temps de jeu. »
• A titre personnel, vous sentez-vous menacé ? « Mon avenir est tributaire des résultats, je le sais. Mais je ne peux pas répondre à cette question. Il faut la poser à ceux qui décident. Ceci étant dit, je ne suis pas idiot : je sais que la situation deviendra difficile pour les dirigeants si les mauvais résultats perdurent. Mais tout cela, ce n’est pas ma priorité : je ne veux pas faire passer ma personne avant l’équipe. »
• Vous sentez-vous responsable ? « Oui, évidemment. Je ne me désolidarise pas de mon équipe. »
• En ce début d’année, que peut-on vous souhaiter, à vous et vos joueurs ? « Beaucoup de réussite. Et surtout de laisser le club en Ligue 2. »
Cédric BROUT.
Publié le 02/01/2011