R.L. 14/01: Hinschberger:« On avait pourtant bien commencé »
Publié : 14 janv. 2011, 07:15
Hinschberger : « On avait pourtant bien commencé »

Philippe Hinschberger attend que son équipe montre plus de conviction au point de vue offensif. Photo Pascal BROCARD.
Laval cultive les paradoxes. Et, entre autres, celui de figurer parmi les meilleures défenses du championnat tout en y présentant l’attaque la moins prolifique. Une lacune partagée avec son prochain adversaire messin…
Le temps qui passe
Plus de deux mois. Voilà plus de deux mois que Laval n’a pas remporté le moindre match de championnat. Sa dernière victoire ? Le 5 novembre 2010, face à Sedan ( 3-0, 14 e journée).
Depuis, la formation de Philippe Hinschberger a réalisé deux matches nuls et s’est inclinée à deux reprises, trois en y ajoutant l’élimination en Coupe de France, le week-end dernier, face à Créteil. Ce parcours chaotique lui a coûté quelques places au classement, où elle n’apparaît plus qu’au seizième rang, à quatre longueurs, seulement, devant son prochain adversaire messin. Pas de quoi rassurer son entraîneur, qui n’éprouve aucun mal à situer les raisons de l’inconfort dans lequel son équipe aborde le virage de la nouvelle année : « Notre situation est très claire, elle tient à nos mauvais résultats à l’extérieur. Il va falloir rectifier le tir… »
Le mal des transports
Invaincu sur ses terres (quatre victoires, cinq nuls), où il n’a encaissé qu’un but contre dix marqués, Laval est méconnaissable une fois sorti de son cocon. « On avait pourtant bien commencé dans ce domaine » sourit l’ancien Messin, à la barre mayennaise depuis quatre ans. Bien commencé ? Un nul contre Reims pour le coup d’envoi des festivités (1-1) et « nous avions ouvert le score à Vannes ». Où Laval avait fini par plier ( 2-1, 3 e journée). Depuis, Laval – huitième à l’issue de la saison dernière – n’a plus jamais marqué à l’extérieur, où il a cumulé trois résultats nuls et six défaites.
Comment expliquer ce contraste saisissant entre les performances réalisées à domicile et les écarts de conduite extérieurs ? « Il y a plusieurs raisons. Déjà, il y a des matches durant lesquels nous avons tout simplement été catastrophiques et d’autres où nous n’avons pas eu la réussite avec nous. Nous ne dégageons pas assez de puissance offensive. L’absence de Fabrice Do Marcolino (victime d’une entorse du genou avec rupture des ligaments en début de saison) nous a pénalisés. Nous n’avons pas de fixateur, ce qui fait que le ballon revient très vite dans notre zone, et, forcément, cela amène du danger… »
A l’heure de retrouver Saint-Symphorien, et un adversaire placé, à peu de choses près, comme son propre camp dans une situation d’urgence, Philippe Hinschberger insiste sur la nécessité de « rester calme. » L’idée de rencontrer demain un adversaire en mal de points pourrait nourrir son optimisme, mais l’intéressé s’en méfie, comme il se méfie de l’équipe de Dominique Bijotat. « Ils ont gagné à Boulogne-sur-Mer, ils se sont qualifiés en Coupe de France à Troyes, ce n’est pas anodin. » Et l’échec à Nîmes alors ? « Nîmes, c’est la meilleure équipe de ces six ou sept dernières journées, alors vous savez, perdre là-bas… »
Mutsch et Metz en terrain vague
Mario Mutsch et le FC Metz iront-ils au terme de leur collaboration ? Evidente à l’heure où le défenseur avait répondu favorablement à l’offre du FC Sion – après avoir repoussé l’idée qui lui avait été soumise par les dirigeants messins de prolonger son contrat – la réponse s’est entourée, depuis, d’une brume épaisse. « J’espère qu’on va pouvoir s’arranger pour que je parte durant le mercato », a ainsi déclaré l’international luxembourgeois dans les colonnes du journal grand-ducal Le Quotidien.
« Mais si ça le gêne »…
Contacté hier, le défenseur reconnaît avoir évoqué la possibilité d’anticiper son départ pour la Suisse, initialement programmé en juin prochain. Sa non-titularisation, la semaine passée, à Troyes, n’y est, dit-il, pour rien, mais elle a peut-être sonné comme une mise en garde pour le joueur, dont le statut de titulaire quasi indiscutable durant la première partie de saison pourrait être remis en cause du fait de son choix de carrière. Le sujet a été abordé par l’intéressé et son entraîneur. « Je fais confiance à l’esprit du joueur. S’il continue à avoir le même mordant que jusqu’ici, avance Dominique Bijotat, il n’y aura pas de problème. Mais si ça le gêne, il faudra qu’il le dise. Dans notre situation, nous devons avancer avec des garçons qui s’investissent à 100 %. » « Jusqu’au 31 janvier, tout peut arriver, explique Mario Mutsch. Si je reste, je me battrai jusqu’au bout pour Metz. »
« S’il ne voit pas d’inconvénient à partir et si le club de Sion est d’accord pour le prendre tout de suite, cela nous permettrait d’envisager l’arrivée d’un nouvel élément offensif, souligne de son côté Joël Muller, le directeur sportif. Partira, partira pas ? Pour l’instant, Mutsch et Metz restent en terrain vague.
C. B.
Publié le 14/01/2011
Laval, Metz, même combat
Pour que les choses changent, Philippe Hinschberger ne pourra compter que sur les siens, et en particulier sur Jérôme Lebouc, meilleur réalisateur local avec sept buts. Un renfort ? L’idée n’a semble-t-il même pas effleuré l’esprit du technicien. Par raison, le porte-monnaie local sonnant le creux, comme d’autres, et par choix : « Recruter au mercato, au final, c’est bien souvent catastrophique… »
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement. Aujourd’hui : une séance (15h). Demain : match contre Laval.
D’un match à l’autre. Dernier m atch : Troyes - Metz (trente-deuxième de finale de la Coupe de France), samedi 8 janvier : 2-3. Prochain match : Metz - Laval (20 e journée de Ligue 2), samedi 15 janvier (15 h). A suivre : Metz - Istres (match en retard de la 18 e journée de L2), mercredi 19 janvier (19 h); Sedan - Metz (16 e de finale de Coupe de France), dimanche 23 janvier à 15h.
A l’infirmerie. Kévin Diaz a rechaussé les baskets. Le milieu de terrain, absent depuis septembre (entorse du genou gauche), a repris un travail de course individuel au centre de rééducation de Saint-Raphaël. Autre joueur indisponible, Thibaut Bourgeois se remet quant à lui d’une intervention chirurgicale pratiquée la semaine passée en raison d’une fissure du cinquième métatarse du pied gauche.
Suspendu. Aucun.
L’info du jour (1). C’est officiel depuis hier : la rencontre Sedan - Metz comptant pour les seizièmes de finale de la Coupe de France se déroulera le dimanche 23 janvier. Le coup d’envoi sera donné à 15 h.
L’info du jour (2). Deux joueurs lavallois sont d’ores et déjà indisponibles pour le déplacement à Metz, demain : il s’agit de Jérémy Stinat (cheville) et Fabrice Levrat (douleurs à l’aine). Philippe Hinschberger doit par ailleurs toujours composer avec ses absents de longue date, Fabrice Do Marcolino (genou) et Anthony Gonçalves (cheville). Le premier ne fera son retour qu’au mois de mars, le second vient seulement de reprendre la course.
Cédric BROUT.
Publié le 14/01/2011
Philippe Hinschberger attend que son équipe montre plus de conviction au point de vue offensif. Photo Pascal BROCARD.
Laval cultive les paradoxes. Et, entre autres, celui de figurer parmi les meilleures défenses du championnat tout en y présentant l’attaque la moins prolifique. Une lacune partagée avec son prochain adversaire messin…
Le temps qui passe
Plus de deux mois. Voilà plus de deux mois que Laval n’a pas remporté le moindre match de championnat. Sa dernière victoire ? Le 5 novembre 2010, face à Sedan ( 3-0, 14 e journée).
Depuis, la formation de Philippe Hinschberger a réalisé deux matches nuls et s’est inclinée à deux reprises, trois en y ajoutant l’élimination en Coupe de France, le week-end dernier, face à Créteil. Ce parcours chaotique lui a coûté quelques places au classement, où elle n’apparaît plus qu’au seizième rang, à quatre longueurs, seulement, devant son prochain adversaire messin. Pas de quoi rassurer son entraîneur, qui n’éprouve aucun mal à situer les raisons de l’inconfort dans lequel son équipe aborde le virage de la nouvelle année : « Notre situation est très claire, elle tient à nos mauvais résultats à l’extérieur. Il va falloir rectifier le tir… »
Le mal des transports
Invaincu sur ses terres (quatre victoires, cinq nuls), où il n’a encaissé qu’un but contre dix marqués, Laval est méconnaissable une fois sorti de son cocon. « On avait pourtant bien commencé dans ce domaine » sourit l’ancien Messin, à la barre mayennaise depuis quatre ans. Bien commencé ? Un nul contre Reims pour le coup d’envoi des festivités (1-1) et « nous avions ouvert le score à Vannes ». Où Laval avait fini par plier ( 2-1, 3 e journée). Depuis, Laval – huitième à l’issue de la saison dernière – n’a plus jamais marqué à l’extérieur, où il a cumulé trois résultats nuls et six défaites.
Comment expliquer ce contraste saisissant entre les performances réalisées à domicile et les écarts de conduite extérieurs ? « Il y a plusieurs raisons. Déjà, il y a des matches durant lesquels nous avons tout simplement été catastrophiques et d’autres où nous n’avons pas eu la réussite avec nous. Nous ne dégageons pas assez de puissance offensive. L’absence de Fabrice Do Marcolino (victime d’une entorse du genou avec rupture des ligaments en début de saison) nous a pénalisés. Nous n’avons pas de fixateur, ce qui fait que le ballon revient très vite dans notre zone, et, forcément, cela amène du danger… »
A l’heure de retrouver Saint-Symphorien, et un adversaire placé, à peu de choses près, comme son propre camp dans une situation d’urgence, Philippe Hinschberger insiste sur la nécessité de « rester calme. » L’idée de rencontrer demain un adversaire en mal de points pourrait nourrir son optimisme, mais l’intéressé s’en méfie, comme il se méfie de l’équipe de Dominique Bijotat. « Ils ont gagné à Boulogne-sur-Mer, ils se sont qualifiés en Coupe de France à Troyes, ce n’est pas anodin. » Et l’échec à Nîmes alors ? « Nîmes, c’est la meilleure équipe de ces six ou sept dernières journées, alors vous savez, perdre là-bas… »
Mutsch et Metz en terrain vague
Mario Mutsch et le FC Metz iront-ils au terme de leur collaboration ? Evidente à l’heure où le défenseur avait répondu favorablement à l’offre du FC Sion – après avoir repoussé l’idée qui lui avait été soumise par les dirigeants messins de prolonger son contrat – la réponse s’est entourée, depuis, d’une brume épaisse. « J’espère qu’on va pouvoir s’arranger pour que je parte durant le mercato », a ainsi déclaré l’international luxembourgeois dans les colonnes du journal grand-ducal Le Quotidien.
« Mais si ça le gêne »…
Contacté hier, le défenseur reconnaît avoir évoqué la possibilité d’anticiper son départ pour la Suisse, initialement programmé en juin prochain. Sa non-titularisation, la semaine passée, à Troyes, n’y est, dit-il, pour rien, mais elle a peut-être sonné comme une mise en garde pour le joueur, dont le statut de titulaire quasi indiscutable durant la première partie de saison pourrait être remis en cause du fait de son choix de carrière. Le sujet a été abordé par l’intéressé et son entraîneur. « Je fais confiance à l’esprit du joueur. S’il continue à avoir le même mordant que jusqu’ici, avance Dominique Bijotat, il n’y aura pas de problème. Mais si ça le gêne, il faudra qu’il le dise. Dans notre situation, nous devons avancer avec des garçons qui s’investissent à 100 %. » « Jusqu’au 31 janvier, tout peut arriver, explique Mario Mutsch. Si je reste, je me battrai jusqu’au bout pour Metz. »
« S’il ne voit pas d’inconvénient à partir et si le club de Sion est d’accord pour le prendre tout de suite, cela nous permettrait d’envisager l’arrivée d’un nouvel élément offensif, souligne de son côté Joël Muller, le directeur sportif. Partira, partira pas ? Pour l’instant, Mutsch et Metz restent en terrain vague.
C. B.
Publié le 14/01/2011
Laval, Metz, même combat
Pour que les choses changent, Philippe Hinschberger ne pourra compter que sur les siens, et en particulier sur Jérôme Lebouc, meilleur réalisateur local avec sept buts. Un renfort ? L’idée n’a semble-t-il même pas effleuré l’esprit du technicien. Par raison, le porte-monnaie local sonnant le creux, comme d’autres, et par choix : « Recruter au mercato, au final, c’est bien souvent catastrophique… »
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement. Aujourd’hui : une séance (15h). Demain : match contre Laval.
D’un match à l’autre. Dernier m atch : Troyes - Metz (trente-deuxième de finale de la Coupe de France), samedi 8 janvier : 2-3. Prochain match : Metz - Laval (20 e journée de Ligue 2), samedi 15 janvier (15 h). A suivre : Metz - Istres (match en retard de la 18 e journée de L2), mercredi 19 janvier (19 h); Sedan - Metz (16 e de finale de Coupe de France), dimanche 23 janvier à 15h.
A l’infirmerie. Kévin Diaz a rechaussé les baskets. Le milieu de terrain, absent depuis septembre (entorse du genou gauche), a repris un travail de course individuel au centre de rééducation de Saint-Raphaël. Autre joueur indisponible, Thibaut Bourgeois se remet quant à lui d’une intervention chirurgicale pratiquée la semaine passée en raison d’une fissure du cinquième métatarse du pied gauche.
Suspendu. Aucun.
L’info du jour (1). C’est officiel depuis hier : la rencontre Sedan - Metz comptant pour les seizièmes de finale de la Coupe de France se déroulera le dimanche 23 janvier. Le coup d’envoi sera donné à 15 h.
L’info du jour (2). Deux joueurs lavallois sont d’ores et déjà indisponibles pour le déplacement à Metz, demain : il s’agit de Jérémy Stinat (cheville) et Fabrice Levrat (douleurs à l’aine). Philippe Hinschberger doit par ailleurs toujours composer avec ses absents de longue date, Fabrice Do Marcolino (genou) et Anthony Gonçalves (cheville). Le premier ne fera son retour qu’au mois de mars, le second vient seulement de reprendre la course.
Cédric BROUT.
Publié le 14/01/2011