R.L. 09/11 : Bijotat : « Regarder devant nous »
Publié : 09 nov. 2011, 08:23
Bijotat : « Regarder devant nous »

Face « au trou d’air » traversé par son équipe, Dominique Bijotat avoue avoir quelque peu musclé son discours à l’égard de ses joueurs : « J’ai eu des mots assez durs ces derniers temps. » Photo Pascal BROCARD
Après sa victoire à Boulogne-sur-Mer, samedi, le FC Metz et son entraîneur, Dominique Bijotat, respirent un peu mieux. Mais ce dernier attend de ses joueurs une rapide confirmation de ce fragile regain de santé.
La grisaille s’est invitée depuis quelques jours dans le ciel messin. Un temps de saison qui ne saurait pour autant masquer l’éclaircie consignée sur le bulletin météo du FC Metz. Dominique Bijotat et ses hommes ont ainsi retrouvé, hier, le chemin de Saint-Symphorien avec un brin de sérénité supplémentaire grâce aux deux succès d’affilée acquis face à Reims (1-0) et sur la pelouse de Boulogne (0-1). Six points qui ne suffisent cependant pas encore à « masquer certaines carences » qui accompagnent le quotidien des Messins depuis de très longues semaines.
• Quelques jours après la sortie victorieuse du FC Metz à Boulogne, que retenez-vous de cette rencontre ? « La confirmation que dans le secteur défensif toute l’équipe s’est parfaitement remobilisée. C’est la première chose. Ensuite, j’estime que nous avons globalement maîtrisé le match en ne concédant que peu d’occasions à notre adversaire. Et quand il y est parvenu, nous avons pu nous reposer sur Oumar Sissoko, une fois de plus décisif. Enfin, j’estime que dans l’utilisation du ballon, nous avons été plus que moyens. La victoire ne peut et ne doit pas effacer cet aspect des choses. Elle ne permet pas non plus d’occulter le fait que certains joueurs doivent très vite hausser leur niveau. »
• La série de cinq défaites vous a-t-elle amené à remettre en question vos méthodes de travail et votre discours ? « Cette remise en question est quotidienne. Je n’ai pas eu besoin de ces mauvais résultats pour le faire. Mon but est de protéger le groupe sans pour autant lui cacher la vérité. C’est vrai que j’ai eu des mots assez durs ces derniers temps, tout en étant plus souple à l’occasion. Les joueurs en difficulté ont besoin d’être accompagnés, pas d’être enfoncés. »
• Personnellement, comment avez-vous vécu cette période ? « C’était évidemment difficile, mais je crois surtout qu’il faut désormais regarder devant nous. Nous venons de traverser un gros trou d’air, comme cela arrive parfois dans une saison. Je n’ai pas envie de dramatiser, même si je suis conscient que nos deux derniers succès ont été acquis sur la plus petites des marges, mais avec du cœur et de la hargne. C’est la preuve qu’il y a encore beaucoup de vie dans cette équipe. On doit s’appuyer, notamment, sur ces valeurs. »
• Des valeurs que vous mettiez déjà en avant pour expliquer le bon début de saison de votre équipe. La comparaison vous semble-t-elle opportune ? « On verra… Il faut d’abord confirmer ces deux succès face à des équipes qui sont actuellement dans les mêmes eaux que nous ( Amiens, 17 e et Monaco, 20 e). Je le répète encore une fois, notre marge de manœuvre est étroite. Cela dit, c’est vrai que face à Reims puis à Boulogne, nous avons eu ce poil de réussite qui était le nôtre en début de championnat. Mais à mes yeux, cela ne doit rien au hasard… »
« Il n’existe aucun statut arrêté »
• Depuis l’ouverture de la saison, certains joueurs, à l’image de Yohan Betsch, ont très peu joué. Ce dernier était titulaire à Boulogne. Doit-on s’attendre à d’autres nouvelles apparitions prochainement ? « Ce qui m’importe, c’est que tous les joueurs restent concernés. Je rencontre régulièrement les joueurs ayant un peu moins de temps de jeu afin de leur présenter des objectifs. Ils savent qu’à tout moment, je peux faire appel à eux. Cela peut effectivement être le cas en Coupe de France la semaine prochaine. »
• A contrario, Bruce Abdoulaye a été relégué sur le banc lors des deux derniers matches. Pourquoi ? « Bruce est actuellement un peu en dedans. Parallèlement, j’ai constaté une mobilisation très forte de Kalidou Koulibaly et Fallou Diagne. La concurrence s’est donc naturellement installée. Et puis, c’est toujours compliqué de modifier une charnière centrale. Il n’existe aucun statut arrêté, mais aucune porte n’est fermée pour autant. »
• Vous venez d’entamer une période de quinze jours sans compétition. Est-ce une bonne chose ? « Par principe, je n’aime pas les trêves. Dans notre cas, nous allons travailler sans certains internationaux. On s’éparpille et pour une jeune équipe comme la nôtre, qui se cherche, ce n’est pas idéal. Heureusement que nous avons finalement pu organiser un match amical face à adversaire très sérieux ( Fribourg, 1 re allemande). De quoi bien mobiliser le groupe cette semaine et bien préparer notre entrée en Coupe de France. »
Jean-Sébastien GALLOIS.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : deux séances d’entraînement (course en matinée et jeu l’après-midi). Aujourd’hui : deux séances à 9h30 et 15h30. Demain : une séance à 9h30.
D’un match à l’autre. Dernier match : Boulogne - Metz (14 e journée de Ligue 2), samedi 5 novembre : 0-1. Prochain match : Fribourg (All) - Metz (amical), vendredi 11 novembre à 15h. À Suivre : Metz - Beauvais (7 e tour de la Coupe de France), samedi 19 ou dimanche 20 décembre ; Metz - Amiens (15 e journée de Ligue 2), vendredi 25 novembre.
À l’infirmerie. Alexander Odegaard (début de pubalgie) a retrouvé ses coéquipiers hier matin. Exception faite de Joris Delle (genou) qui poursuit sa rééducation, l’infirmerie messine est vide.
Suspendu. Diafra Sakho a encore deux matches de suspension à purger. L’attaquant messin avait été suspendu pour quatre rencontres après son exclusion à Troyes, le 21 octobre dernier.
En sélection. Oumar Sissoko, Adama Tamboura et Mahamane Traoré ont été appelés en équipe du Mali. Bruce Abdoulaye est ensélection congolaise, alors que David Fleurival rejoindra l’équipe de Guadeloupe en début de semaine prochaine. Par contre, Anthnoy M’Fa (Gabon) et Fallou Diagne (Sénégal), préssentis en sélection Olympique, restent finalement à la disposition du FC Metz.

Face « au trou d’air » traversé par son équipe, Dominique Bijotat avoue avoir quelque peu musclé son discours à l’égard de ses joueurs : « J’ai eu des mots assez durs ces derniers temps. » Photo Pascal BROCARD
Après sa victoire à Boulogne-sur-Mer, samedi, le FC Metz et son entraîneur, Dominique Bijotat, respirent un peu mieux. Mais ce dernier attend de ses joueurs une rapide confirmation de ce fragile regain de santé.
La grisaille s’est invitée depuis quelques jours dans le ciel messin. Un temps de saison qui ne saurait pour autant masquer l’éclaircie consignée sur le bulletin météo du FC Metz. Dominique Bijotat et ses hommes ont ainsi retrouvé, hier, le chemin de Saint-Symphorien avec un brin de sérénité supplémentaire grâce aux deux succès d’affilée acquis face à Reims (1-0) et sur la pelouse de Boulogne (0-1). Six points qui ne suffisent cependant pas encore à « masquer certaines carences » qui accompagnent le quotidien des Messins depuis de très longues semaines.
• Quelques jours après la sortie victorieuse du FC Metz à Boulogne, que retenez-vous de cette rencontre ? « La confirmation que dans le secteur défensif toute l’équipe s’est parfaitement remobilisée. C’est la première chose. Ensuite, j’estime que nous avons globalement maîtrisé le match en ne concédant que peu d’occasions à notre adversaire. Et quand il y est parvenu, nous avons pu nous reposer sur Oumar Sissoko, une fois de plus décisif. Enfin, j’estime que dans l’utilisation du ballon, nous avons été plus que moyens. La victoire ne peut et ne doit pas effacer cet aspect des choses. Elle ne permet pas non plus d’occulter le fait que certains joueurs doivent très vite hausser leur niveau. »
• La série de cinq défaites vous a-t-elle amené à remettre en question vos méthodes de travail et votre discours ? « Cette remise en question est quotidienne. Je n’ai pas eu besoin de ces mauvais résultats pour le faire. Mon but est de protéger le groupe sans pour autant lui cacher la vérité. C’est vrai que j’ai eu des mots assez durs ces derniers temps, tout en étant plus souple à l’occasion. Les joueurs en difficulté ont besoin d’être accompagnés, pas d’être enfoncés. »
• Personnellement, comment avez-vous vécu cette période ? « C’était évidemment difficile, mais je crois surtout qu’il faut désormais regarder devant nous. Nous venons de traverser un gros trou d’air, comme cela arrive parfois dans une saison. Je n’ai pas envie de dramatiser, même si je suis conscient que nos deux derniers succès ont été acquis sur la plus petites des marges, mais avec du cœur et de la hargne. C’est la preuve qu’il y a encore beaucoup de vie dans cette équipe. On doit s’appuyer, notamment, sur ces valeurs. »
• Des valeurs que vous mettiez déjà en avant pour expliquer le bon début de saison de votre équipe. La comparaison vous semble-t-elle opportune ? « On verra… Il faut d’abord confirmer ces deux succès face à des équipes qui sont actuellement dans les mêmes eaux que nous ( Amiens, 17 e et Monaco, 20 e). Je le répète encore une fois, notre marge de manœuvre est étroite. Cela dit, c’est vrai que face à Reims puis à Boulogne, nous avons eu ce poil de réussite qui était le nôtre en début de championnat. Mais à mes yeux, cela ne doit rien au hasard… »
« Il n’existe aucun statut arrêté »
• Depuis l’ouverture de la saison, certains joueurs, à l’image de Yohan Betsch, ont très peu joué. Ce dernier était titulaire à Boulogne. Doit-on s’attendre à d’autres nouvelles apparitions prochainement ? « Ce qui m’importe, c’est que tous les joueurs restent concernés. Je rencontre régulièrement les joueurs ayant un peu moins de temps de jeu afin de leur présenter des objectifs. Ils savent qu’à tout moment, je peux faire appel à eux. Cela peut effectivement être le cas en Coupe de France la semaine prochaine. »
• A contrario, Bruce Abdoulaye a été relégué sur le banc lors des deux derniers matches. Pourquoi ? « Bruce est actuellement un peu en dedans. Parallèlement, j’ai constaté une mobilisation très forte de Kalidou Koulibaly et Fallou Diagne. La concurrence s’est donc naturellement installée. Et puis, c’est toujours compliqué de modifier une charnière centrale. Il n’existe aucun statut arrêté, mais aucune porte n’est fermée pour autant. »
• Vous venez d’entamer une période de quinze jours sans compétition. Est-ce une bonne chose ? « Par principe, je n’aime pas les trêves. Dans notre cas, nous allons travailler sans certains internationaux. On s’éparpille et pour une jeune équipe comme la nôtre, qui se cherche, ce n’est pas idéal. Heureusement que nous avons finalement pu organiser un match amical face à adversaire très sérieux ( Fribourg, 1 re allemande). De quoi bien mobiliser le groupe cette semaine et bien préparer notre entrée en Coupe de France. »
Jean-Sébastien GALLOIS.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : deux séances d’entraînement (course en matinée et jeu l’après-midi). Aujourd’hui : deux séances à 9h30 et 15h30. Demain : une séance à 9h30.
D’un match à l’autre. Dernier match : Boulogne - Metz (14 e journée de Ligue 2), samedi 5 novembre : 0-1. Prochain match : Fribourg (All) - Metz (amical), vendredi 11 novembre à 15h. À Suivre : Metz - Beauvais (7 e tour de la Coupe de France), samedi 19 ou dimanche 20 décembre ; Metz - Amiens (15 e journée de Ligue 2), vendredi 25 novembre.
À l’infirmerie. Alexander Odegaard (début de pubalgie) a retrouvé ses coéquipiers hier matin. Exception faite de Joris Delle (genou) qui poursuit sa rééducation, l’infirmerie messine est vide.
Suspendu. Diafra Sakho a encore deux matches de suspension à purger. L’attaquant messin avait été suspendu pour quatre rencontres après son exclusion à Troyes, le 21 octobre dernier.
En sélection. Oumar Sissoko, Adama Tamboura et Mahamane Traoré ont été appelés en équipe du Mali. Bruce Abdoulaye est ensélection congolaise, alors que David Fleurival rejoindra l’équipe de Guadeloupe en début de semaine prochaine. Par contre, Anthnoy M’Fa (Gabon) et Fallou Diagne (Sénégal), préssentis en sélection Olympique, restent finalement à la disposition du FC Metz.