RL du 06/04/2012 : En tenue de combat
Publié : 06 avr. 2012, 07:59
Un brin rassurés par leur succès acquis face à Boulogne vendredi dernier, les Messins ont l’occasion de confirmer cette éclaircie, ce soir à Amiens, dernier de la classe. Ce qui ne leur autorise aucun relâchement.

si le 23 novembre 2011, les Messins avaient reçu quelques coups de poing, ils avaient surtout glané trois points. Trois points qui leur permettent aujourd’hui d’aborder ce match retour sur la pelouse d’Amiens la tête au-dessus de la ligne de flottaison. Mais la marge de manœuvre de Ludovic Guerriero et ses partenaires demeure ténue. D’autant que les candidats au maintien sont encore nombreux. « Faire notre boulot sans nous occuper des performances des autres reste encore la meilleure solution », assure Dominique Bijotat.
Et, mieux que personne, l’entraîneur messin sait que ces travaux de déblayage amorcés la semaine dernière face à Boulogne doivent impérativement se poursuivent, ce soir, sur le terrain de la lanterne rouge. « Tous les matches qui vont nous mettre aux prises avec un concurrent direct vont se ressembler : dans notre situation, une défaite n’est plus uniquement synonyme de la perte de trois points. Elle laisse aussi trois points à l’adversaire. » Autrement dit, seule la victoire compte. Et peu importe la manière. Quitte à déplaire aux esthètes de la chose footballistique.
D’ailleurs, si le 18 mai prochain les Messins parviennent à signer un nouveau bail en Ligue 2 – une issue bien loin des ambitions présidentielles il est vrai – qui se souciera alors des méthodes employées ? Peu de monde sans doute dans un premier temps. Et l’heure des bilans arrivera bien assez tôt. En attendant de replacer le débat dans une logique qualitative, le souci de Dominique Bijotat est aujourd’hui purement quantitatif : faire du chiffre !
« S’inscrire dans la durée »
« Je suis le premier à reconnaître qu’en terme de jeu notre prestation face à Boulogne fut loin d’être aboutie, souligne l’entraîneur lorrain. Les statistiques parlent d’ailleurs d’elles-mêmes : c’est le match où nous avons effectué le moins de passes cette saison… » La consigne, qui reste d’actualité à quelques heures d’un déplacement (encore une fois) capital en Picardie, était tout autre : « L’engagement en terme d’état d’esprit. Contre les Boulonnais, nous avons existé jusqu’au bout, sans trou d’air mais avec lucidité. Au regard des événements qui ont jalonné les quelques jours précédant cette rencontre, c’est une performance. Nous aurions pu sombrer. Cela dit, un sportif ne peut pas se permettre d’exister une fois. Il doit s’inscrire dans la durée. »
Un impératif que les Messins seraient bien inspirés d’enfin inscrire à leur tableau de marche. Avant qu’il ne soit (vraiment) trop tard, d’autant qu’une défaite en Picardie conjuguée à un succès du Mans à Lens, replongerait les Messins dans la zone de relégation.
Alors attention ! Si sur le papier le parcours d’Amiens est susceptible d’inspirer l’optimisme, la réalité du terrain, elle, est toute autre. Outre leur volonté de se « battre jusqu’au bout » pour leur honneur, dixit Johann Paul, les Amiénois n’ont, selon Dominique Bijotat, « pas grand-chose à envier dans le contenu à beaucoup d’équipes de Ligue 2. La qualité est au rendez-vous, mais il leur manque l’efficacité. Face à nous, ils joueront leur dernière carte. Et malgré leur situation périlleuse, c’est bien nous qui sommes en véritable danger. »
Metz se rend donc à Amiens, revêtu de la tenue de combat. Mais, cette fois, sur le terrain, ballon au pied et sans distribution de coups de poings. « Les accrochages du match aller n’auront pas d’influence, promet l’entraîneur messin. Ceux qui ont fauté l’ont reconnu et ont payé. Il n’y aura pas d’animosité cette fois. » Juste un nouveau bon coup à jouer…
Jean-Sébastien GALLOIS.

si le 23 novembre 2011, les Messins avaient reçu quelques coups de poing, ils avaient surtout glané trois points. Trois points qui leur permettent aujourd’hui d’aborder ce match retour sur la pelouse d’Amiens la tête au-dessus de la ligne de flottaison. Mais la marge de manœuvre de Ludovic Guerriero et ses partenaires demeure ténue. D’autant que les candidats au maintien sont encore nombreux. « Faire notre boulot sans nous occuper des performances des autres reste encore la meilleure solution », assure Dominique Bijotat.
Et, mieux que personne, l’entraîneur messin sait que ces travaux de déblayage amorcés la semaine dernière face à Boulogne doivent impérativement se poursuivent, ce soir, sur le terrain de la lanterne rouge. « Tous les matches qui vont nous mettre aux prises avec un concurrent direct vont se ressembler : dans notre situation, une défaite n’est plus uniquement synonyme de la perte de trois points. Elle laisse aussi trois points à l’adversaire. » Autrement dit, seule la victoire compte. Et peu importe la manière. Quitte à déplaire aux esthètes de la chose footballistique.
D’ailleurs, si le 18 mai prochain les Messins parviennent à signer un nouveau bail en Ligue 2 – une issue bien loin des ambitions présidentielles il est vrai – qui se souciera alors des méthodes employées ? Peu de monde sans doute dans un premier temps. Et l’heure des bilans arrivera bien assez tôt. En attendant de replacer le débat dans une logique qualitative, le souci de Dominique Bijotat est aujourd’hui purement quantitatif : faire du chiffre !
« S’inscrire dans la durée »
« Je suis le premier à reconnaître qu’en terme de jeu notre prestation face à Boulogne fut loin d’être aboutie, souligne l’entraîneur lorrain. Les statistiques parlent d’ailleurs d’elles-mêmes : c’est le match où nous avons effectué le moins de passes cette saison… » La consigne, qui reste d’actualité à quelques heures d’un déplacement (encore une fois) capital en Picardie, était tout autre : « L’engagement en terme d’état d’esprit. Contre les Boulonnais, nous avons existé jusqu’au bout, sans trou d’air mais avec lucidité. Au regard des événements qui ont jalonné les quelques jours précédant cette rencontre, c’est une performance. Nous aurions pu sombrer. Cela dit, un sportif ne peut pas se permettre d’exister une fois. Il doit s’inscrire dans la durée. »
Un impératif que les Messins seraient bien inspirés d’enfin inscrire à leur tableau de marche. Avant qu’il ne soit (vraiment) trop tard, d’autant qu’une défaite en Picardie conjuguée à un succès du Mans à Lens, replongerait les Messins dans la zone de relégation.
Alors attention ! Si sur le papier le parcours d’Amiens est susceptible d’inspirer l’optimisme, la réalité du terrain, elle, est toute autre. Outre leur volonté de se « battre jusqu’au bout » pour leur honneur, dixit Johann Paul, les Amiénois n’ont, selon Dominique Bijotat, « pas grand-chose à envier dans le contenu à beaucoup d’équipes de Ligue 2. La qualité est au rendez-vous, mais il leur manque l’efficacité. Face à nous, ils joueront leur dernière carte. Et malgré leur situation périlleuse, c’est bien nous qui sommes en véritable danger. »
Metz se rend donc à Amiens, revêtu de la tenue de combat. Mais, cette fois, sur le terrain, ballon au pied et sans distribution de coups de poings. « Les accrochages du match aller n’auront pas d’influence, promet l’entraîneur messin. Ceux qui ont fauté l’ont reconnu et ont payé. Il n’y aura pas d’animosité cette fois. » Juste un nouveau bon coup à jouer…
Jean-Sébastien GALLOIS.
