R.L. 08/04 : Metz, esprit es-tu là ?
Publié : 08 avr. 2012, 08:38
Metz, esprit es-tu là ?

Dominique Bijotat, ici face au Mans, n’est pas au bout de ses peines. Le chemin du salut est encore loin.. Photo Pascal BROCARD
Le nul concédé sur la pelouse d’Amiens (1-1), vendredi soir, replace les Messins face à leurs doutes. La faute à un cruel manque d’esprit d’entreprise. A quand la révolte ?
Parmi les nombreux poncifs régulièrement énoncés dans le très superstitieux milieu du football professionnel, celui consistant à dire que le moindre petit point peut se révéler crucial à la fin d’une saison occupe une place privilégiée. Et, effectivement, à l’heure de la clôture des comptes, en mai prochain, celui glané vendredi soir sur la pelouse d’Amiens le sera peut-être.
Il n’empêche, à seulement sept étapes de la fin de cette frénétique course aux points, il paraît plus juste de dire que les Messins ont abandonné deux unités sur la pelouse du stade de la Licorne. Deux de plus… Et nul besoin d’être titulaire d’un Doctorat de mathématiques pour se rendre à l’évidence : lors de ses trois dernières sorties, le FC Metz n’a glané que quatre points sur neuf possibles, le tout face à trois formations qui fréquentaient alors les profondeurs du classement. Un bilan comptable qui interpelle forcément et qui place à nouveau les hommes de Dominique Bijotat dans une situation des plus inconfortables.
Certes, ces derniers gardent la tête en dehors de l’eau à l’issue de cette 31 e journée. Mais les résultats de leurs principaux rivaux (victoire d’Angers, de Monaco et surtout du Mans) ne leur permettent pas vraiment de pavoiser. Un point seulement sépare Kalidou Koulibaly et ses partenaires des Manceaux, premiers relégables. De quoi replacer les Messins face à leurs doutes.
D’ailleurs, Dominique Bijotat avait beau expliquer, vendredi soir dans les entrailles du stade de la Licorne, que « malgré tout cela restait un point pris à l’extérieur », l’ambiance à la sortie des vestiaires messins transpirait la défaite. Des visages fermés, des joueurs pressés de regagner le bus devant les ramener en Lorraine, la plupart refusant poliment, mais fermement, de s’exprimer.
Dix minutes c’est trop peu
Autant d’éléments qui confirment que la victoire face à Boulogne n’autorisait effectivement aucune euphorie. D’autant que le schéma tactique (avec les mêmes hommes aux mêmes postes), qui s’était révélé payant la semaine dernière, n’a cette fois pas eu les effets escomptés. Les plus optimistes y verront un manque de réussite. Les plus lucides, eux, opteront pour une thèse un brin plus sombre : Metz s’est-il vraiment donné les moyens de bousculer le dernier de la classe au bilan catastrophique à domicile ? Exception faite des dix premières minutes, ce véritable esprit de révolte qui devrait habiter n’importe quelle équipe aux abois n’était pas vraiment au rendez-vous.
Alors certes, les Messins ont bien dressé les barricades, annihilant avec beaucoup d’énergie les rares incursions adverses. Mais dès qu’il fut question de partir à l’assaut, ce fut bien plus compliqué. Bien trop brouillon. Bien trop timide. « Nous avons tenté d’exploiter les contres, notamment en seconde période, explique Dominique Bijotat. Nous n’étions pas loin d’y parvenir d’ailleurs. Mais il nous a manqué ce dernier geste… » Le signe tangible d’une équipe en plein doute. L’entraîneur messin en convient. « J’ai senti beaucoup de fébrilité chez mes joueurs, partagés entre la peur de prendre un deuxième but, sans doute synonyme de défaite, et la volonté d’aller chercher la victoire. » Résultat, beaucoup d’approximations, une équipe souvent coupée en deux et énormément de déchets techniques.
« J’espère qu’on parviendra à mieux jouer la semaine prochaine à domicile et que la victoire sera au bout », conclut le technicien lorrain. Une nécessité. Faut-il le rappeler ? Au regard de la prestation de vendredi en Picardie, rabâcher cette vérité semble indispensable. D’autant que c’est Monaco qui se présentera au stade Saint-Symphorien. Une équipe princière qui, elle, a retrouvé tous ses esprits…
Jean-Sébastien GALLOIS.
Fc Metz express
Tableau de bord.Hier : décrassage pour les joueurs d’Amiens – Metz. Aujourd’hui : repos. Demain : une séance d’entraînement à 9h30. Mardi : une séance à 9h30.
D’un match à l’autre.Dernier match : Amiens – Metz (31 e journée de Ligue 2), vendredi 6 avril : 1-1. Prochain match : Metz – Monaco (32 e journée de Ligue 2), vendredi 13 avril à 20h. A suivre : Lens – Metz (33 e journée de Ligue 2), vendredi 20 avril à 20h ; Metz – Angers (34 e journée de Ligue 2), vendredi 27 avril (horaire à déterminer).
A l’infirmerie. Aucune blessure n’est à déplorer après le déplacement à Amiens, vendredi. Samy Kehli (genou) a repris la course hier matin et devrait retrouver le groupe en début de semaine. De leurs côtés, Romain Métanire et Oumar Pouye reprendront l’entraînement collectif dès demain.
Suspendu. Ayant reçu trois avertissements en moins de dix rencontres, Stéphane Besle a écopé d’un match ferme de suspension. Le défenseur messin manquera donc la venue de Monaco, vendredi prochain.
L’info. Comme ce fut le cas à la veille de la réception de Boulogne, Dominique Bijotat et son staff ont décidé d’une mise au vert avant la venue de Monaco. Jeudi, les Messins déserteront donc le stade de l’autoroute et se retrouveront entre eux du côté d’Amnéville pour préparer la réception des Monégasques.
Metz, la passe de trois (CFA)
Les Messins avaient pour objectif d’obtenir face à Raon l’Etape et ce, pour la première fois depuis le début de saison, une troisième victoire consécutive. Ils ont parfaitement atteint leur but puisqu’ils ont battu les Vosgiens grâce à deux buts d’Alhassane Keita.
Dès les premières minutes de la rencontre, les Messins étaient à l’attaque. Alhassane Keita centrait pour N’Sor qui manquait sa reprise (5 e) puis un beau mouvement collectif était ponctué par une frappe de Steimetz repoussée par un défenseur raonnais (6 e). Raon se montrait à la 12 e avec une tentative de Gegout bien stoppée par Aissi Kede.
Alors qu’ils avaient ouvert la marque par Moukam mais s’étaient vu refuser le but pour une position de hors-jeu, les grenats réussissaient tout de même à prendre l’avantage. Le centre de N’Sor de la droite arrivait dans les pieds d’Alhassane Keita qui trompait le portier vosgien, Scolan (1-0 ; 23 e). Dans la foulée, le même Alhassane Keita était tout prêt de doubler la mise mais il ratait le cadre (24 e). Ces occasions manquées auraient pu coûter cher aux Mosellans qui voyaient leurs adversaires égaliser sur coup de pied arrêté. Un autre Keita, Amara cette fois-ci, était à la réception d’un coup franc et plaçait une tête qui faisait mouche (1-1 ; 32 e). Malgré trois bons coups francs tirés par Sarr, Le et Steimetz, les Messins ne parvenaient pas à repasser devant avant la pause.
Keita en verve
Si le messin Alhassane Keita avait mis Scolan à contribution sur son essai au retour des vestiaires (46 e), c’était ensuite au gardien mosellan, Aissi Kede, d’être mis à contribution. Il sauvait son équipe par deux fois en sortant le ballon d’une claquette en corner (48 e). Ces alertes redonnaient des couleurs aux grenats qui repartaient à l’assaut du but raonnais. N’Sor remontait tout le terrain pour aller défier Scolan qui repoussait la balle sur Moukam dont le tir n’était pas cadré (55 e). La délivrance arrivait à la 64 e pour les hommes de José Pinot. Alhassane Keita se débarrassait des défenseurs vosgiens et envoyait le ballon au fond des filets de Scolan (2-1 ; 64 e). L’entraineur mosellan, José Pinot, après « une très bonne première période avec beaucoup de beau jeu et d’occasions » a dû « remobiliser tout le monde à la mi-temps. La deuxième période a été moins aboutie. Il y a eu de bonnes performances individuelles. » A rééditer, dès mercredi, lors du déplacement à Bourg Péronnas.
L. J.

Dominique Bijotat, ici face au Mans, n’est pas au bout de ses peines. Le chemin du salut est encore loin.. Photo Pascal BROCARD
Le nul concédé sur la pelouse d’Amiens (1-1), vendredi soir, replace les Messins face à leurs doutes. La faute à un cruel manque d’esprit d’entreprise. A quand la révolte ?
Parmi les nombreux poncifs régulièrement énoncés dans le très superstitieux milieu du football professionnel, celui consistant à dire que le moindre petit point peut se révéler crucial à la fin d’une saison occupe une place privilégiée. Et, effectivement, à l’heure de la clôture des comptes, en mai prochain, celui glané vendredi soir sur la pelouse d’Amiens le sera peut-être.
Il n’empêche, à seulement sept étapes de la fin de cette frénétique course aux points, il paraît plus juste de dire que les Messins ont abandonné deux unités sur la pelouse du stade de la Licorne. Deux de plus… Et nul besoin d’être titulaire d’un Doctorat de mathématiques pour se rendre à l’évidence : lors de ses trois dernières sorties, le FC Metz n’a glané que quatre points sur neuf possibles, le tout face à trois formations qui fréquentaient alors les profondeurs du classement. Un bilan comptable qui interpelle forcément et qui place à nouveau les hommes de Dominique Bijotat dans une situation des plus inconfortables.
Certes, ces derniers gardent la tête en dehors de l’eau à l’issue de cette 31 e journée. Mais les résultats de leurs principaux rivaux (victoire d’Angers, de Monaco et surtout du Mans) ne leur permettent pas vraiment de pavoiser. Un point seulement sépare Kalidou Koulibaly et ses partenaires des Manceaux, premiers relégables. De quoi replacer les Messins face à leurs doutes.
D’ailleurs, Dominique Bijotat avait beau expliquer, vendredi soir dans les entrailles du stade de la Licorne, que « malgré tout cela restait un point pris à l’extérieur », l’ambiance à la sortie des vestiaires messins transpirait la défaite. Des visages fermés, des joueurs pressés de regagner le bus devant les ramener en Lorraine, la plupart refusant poliment, mais fermement, de s’exprimer.
Dix minutes c’est trop peu
Autant d’éléments qui confirment que la victoire face à Boulogne n’autorisait effectivement aucune euphorie. D’autant que le schéma tactique (avec les mêmes hommes aux mêmes postes), qui s’était révélé payant la semaine dernière, n’a cette fois pas eu les effets escomptés. Les plus optimistes y verront un manque de réussite. Les plus lucides, eux, opteront pour une thèse un brin plus sombre : Metz s’est-il vraiment donné les moyens de bousculer le dernier de la classe au bilan catastrophique à domicile ? Exception faite des dix premières minutes, ce véritable esprit de révolte qui devrait habiter n’importe quelle équipe aux abois n’était pas vraiment au rendez-vous.
Alors certes, les Messins ont bien dressé les barricades, annihilant avec beaucoup d’énergie les rares incursions adverses. Mais dès qu’il fut question de partir à l’assaut, ce fut bien plus compliqué. Bien trop brouillon. Bien trop timide. « Nous avons tenté d’exploiter les contres, notamment en seconde période, explique Dominique Bijotat. Nous n’étions pas loin d’y parvenir d’ailleurs. Mais il nous a manqué ce dernier geste… » Le signe tangible d’une équipe en plein doute. L’entraîneur messin en convient. « J’ai senti beaucoup de fébrilité chez mes joueurs, partagés entre la peur de prendre un deuxième but, sans doute synonyme de défaite, et la volonté d’aller chercher la victoire. » Résultat, beaucoup d’approximations, une équipe souvent coupée en deux et énormément de déchets techniques.
« J’espère qu’on parviendra à mieux jouer la semaine prochaine à domicile et que la victoire sera au bout », conclut le technicien lorrain. Une nécessité. Faut-il le rappeler ? Au regard de la prestation de vendredi en Picardie, rabâcher cette vérité semble indispensable. D’autant que c’est Monaco qui se présentera au stade Saint-Symphorien. Une équipe princière qui, elle, a retrouvé tous ses esprits…
Jean-Sébastien GALLOIS.
Fc Metz express
Tableau de bord.Hier : décrassage pour les joueurs d’Amiens – Metz. Aujourd’hui : repos. Demain : une séance d’entraînement à 9h30. Mardi : une séance à 9h30.
D’un match à l’autre.Dernier match : Amiens – Metz (31 e journée de Ligue 2), vendredi 6 avril : 1-1. Prochain match : Metz – Monaco (32 e journée de Ligue 2), vendredi 13 avril à 20h. A suivre : Lens – Metz (33 e journée de Ligue 2), vendredi 20 avril à 20h ; Metz – Angers (34 e journée de Ligue 2), vendredi 27 avril (horaire à déterminer).
A l’infirmerie. Aucune blessure n’est à déplorer après le déplacement à Amiens, vendredi. Samy Kehli (genou) a repris la course hier matin et devrait retrouver le groupe en début de semaine. De leurs côtés, Romain Métanire et Oumar Pouye reprendront l’entraînement collectif dès demain.
Suspendu. Ayant reçu trois avertissements en moins de dix rencontres, Stéphane Besle a écopé d’un match ferme de suspension. Le défenseur messin manquera donc la venue de Monaco, vendredi prochain.
L’info. Comme ce fut le cas à la veille de la réception de Boulogne, Dominique Bijotat et son staff ont décidé d’une mise au vert avant la venue de Monaco. Jeudi, les Messins déserteront donc le stade de l’autoroute et se retrouveront entre eux du côté d’Amnéville pour préparer la réception des Monégasques.
Metz, la passe de trois (CFA)
Les Messins avaient pour objectif d’obtenir face à Raon l’Etape et ce, pour la première fois depuis le début de saison, une troisième victoire consécutive. Ils ont parfaitement atteint leur but puisqu’ils ont battu les Vosgiens grâce à deux buts d’Alhassane Keita.
Dès les premières minutes de la rencontre, les Messins étaient à l’attaque. Alhassane Keita centrait pour N’Sor qui manquait sa reprise (5 e) puis un beau mouvement collectif était ponctué par une frappe de Steimetz repoussée par un défenseur raonnais (6 e). Raon se montrait à la 12 e avec une tentative de Gegout bien stoppée par Aissi Kede.
Alors qu’ils avaient ouvert la marque par Moukam mais s’étaient vu refuser le but pour une position de hors-jeu, les grenats réussissaient tout de même à prendre l’avantage. Le centre de N’Sor de la droite arrivait dans les pieds d’Alhassane Keita qui trompait le portier vosgien, Scolan (1-0 ; 23 e). Dans la foulée, le même Alhassane Keita était tout prêt de doubler la mise mais il ratait le cadre (24 e). Ces occasions manquées auraient pu coûter cher aux Mosellans qui voyaient leurs adversaires égaliser sur coup de pied arrêté. Un autre Keita, Amara cette fois-ci, était à la réception d’un coup franc et plaçait une tête qui faisait mouche (1-1 ; 32 e). Malgré trois bons coups francs tirés par Sarr, Le et Steimetz, les Messins ne parvenaient pas à repasser devant avant la pause.
Keita en verve
Si le messin Alhassane Keita avait mis Scolan à contribution sur son essai au retour des vestiaires (46 e), c’était ensuite au gardien mosellan, Aissi Kede, d’être mis à contribution. Il sauvait son équipe par deux fois en sortant le ballon d’une claquette en corner (48 e). Ces alertes redonnaient des couleurs aux grenats qui repartaient à l’assaut du but raonnais. N’Sor remontait tout le terrain pour aller défier Scolan qui repoussait la balle sur Moukam dont le tir n’était pas cadré (55 e). La délivrance arrivait à la 64 e pour les hommes de José Pinot. Alhassane Keita se débarrassait des défenseurs vosgiens et envoyait le ballon au fond des filets de Scolan (2-1 ; 64 e). L’entraineur mosellan, José Pinot, après « une très bonne première période avec beaucoup de beau jeu et d’occasions » a dû « remobiliser tout le monde à la mi-temps. La deuxième période a été moins aboutie. Il y a eu de bonnes performances individuelles. » A rééditer, dès mercredi, lors du déplacement à Bourg Péronnas.
L. J.
