RobertoAlagnole a écrit :
On va le répéter, mais le cluib n'appartiendra jamais aux supporters, qu'ils soient d'un kop, d'un autre ou d'une tribune lambda. Personne n'en oblige une autre à acheter une place et encore moins à se montrer violente parce que ça ne va pas dans le bon sens. On a des professionnels d'un côté, c'est leur métier. De l'autre, autour dirons-nous, des spectateurs. Et c'est tout.
Maintenant, tout le stade a applaudi pour le départ de Carmelo qui incarne, à mon sens, ce que doit être un supporter.
Pour qui ces gens violents se prennent-ils ? Au cinéma, parce qu'on parle de spectacle, vous démontez la salle si c'est mauvais ? Vous insultez le réalisateur ? Vous tendez une banderole entre vos cartons de popcorn ? Bah non. Alors ayez un peu la décence de rester à votre place. Ca peut tous nous embêter que les choses ne suivent pas les rails, mais, par pitié, acceptez que vous n'êtes rien. Rien. Rien du tout. Nada. Hihihi
D'accord avec toi que la violence n'est pas une solution, encore faut il définit le terme violence : j'imagine que tu parles de la violence physique. Parce qu'il existe une violence invisible institutionnelle qui casse, tue de manière policée. Je pense que bien des supporters ont l'impression de vivre une forme de violence, celle du silence et du déni. Après, tu as encore une fois raison quand tu dis que les clients usagers du FC Metz peuvent boycotter les matchs, sauf que c'est une vision complètement coupée de la réalité sociologique : le foot incarne bien plus que du foot, ce n'est pas un simple film au cinéma. Il y a une dimension fête, plaisir, combativité, communion, identification à des valeurs,. Pour bien des gens, c'est une seconde famille qui donne Sens à leur vie. Le foot et ses tribunes est un équivalent aux carnavals qui permettent de se défouler, de vibrer. Après, bien évidemment, il y a d'autres voies d'équilibre.
Pour finir, je ne partage pas du tout ta phrase, les supporters ne sont rien, rien du tout...au contraire, ils sont au moins la moitié du club, car sans eux, pas de ferveur, pas de ventes, pas d'identité. Effectivement avec les dérives du tout business de notre société, le foot pro peut s'envisager hors sol à l'aide de mécènes arabes ou d'oligarches russes, indiens, chinois, de boîtes USA qui ont fait fortune sur un mode prédateur, expert en évasion fiscale, de sociétés mafieuses en besoin de placer leur argent dans le circuit ''respectable'' avec l'aval de dirigeants corrompus.
Les joueurs et les dirigeants passent, les supporters restent fidèles en général toute leur vie à leur club et lui insufflent la vie.