Poilagratter a écrit :
Je suis né en 1962 et mon 1er match à St Symphorien date de 1974). Ma tristesse, mêlée de dépit et de colère, je la revendique comme légitime.
Elle ne date pas de quelques semaines ni même de quelques mois. Je ne formulerai jamais de critiques "court termistes", j'essaie souvent d'analyser l'évolution structurelle du club (qui conditionne celle de l'équipe).
Notre club n'a pas su prendre le virage de "l'après titre de vice-champion" tout simplement car il n'était pas taillé pour le foot de l'après arrêt Bosmann.
Après la gestion (trop ?) paternaliste de Carlo, Serin a mis en place une gestion - trop - entrepreneuriale du club. Hors un club de foot bâtit sa pérennité au préalable sur son environnement humain (fidelisation du public, encrage régional, animation autour des matches, communication générale du club, image que renvoie l'équipe, chez nous la combativité avant tout). Ce sont ces éléments qui ont amené le club au résultat de 1998 et plus largement les années 80 et 90 (avec bien sûr des hauts et des bas).
LE CLUB AVAIT UNE IDENTITE, UNE AME !
Cette identité, cette âme doivent être sans cesse cultivées, par des "techniciens passionnés de foot" et pas - seulement- par des "gestionnaires" (qui ont leur utilité, mais pas dans la direction et la définition des grandes orientations).
Il nous manque ce genre de personnes, qui pourraient ;
- mettre plus l'accent sur le sportif (définition d'une identité de jeu , profil des joueurs recherchés, détections régionales dignes de ce nom) pour un projet à moyen long terme..
- créer un environnement autour du club, à l'image de ce que fait Keller à Strasbourg (un modèle pour moi sur ce plan), avec un véritable respect pour les supporters, afin qu'ils s'identifient véritablement à celui-ci.
Mais pour arriver à cela, il faudrait une profonde remise en question, qui demanderait quelques années de patience, ce qui est devenu à mon sens impossible dans cet univers de court termisme et de culte du résultat immédiat qu'est devenu le foot pro.
Notre club s'est engagé dans une " fuite en avant" dont nous payons actuellement, et pour longtrmps, les conséquences.
Je ne vois pas comment tu peux qualifier la politique de Bernard Serin d'entrepreneuriale quand on gère aussi mal les abonnements, la boutique du club, la satisfaction client.
C'est quoi l'objectif ? Juste atteindre un équilibre économique ou se servir à procurer de l'engouement et de la joie (les deux n'étant pas antinomiques).